Une trentaine d’enseignants contractuels ont été arrêtés lors d’une manifestation, ce lundi 16 décembre 2024 à Kaloum. Ces enseignants contractuels réclament leurs intégrations à la fonction publique sans condition, et sans délais.
“Ils nous ont envoyé dans les villages périphériques, pour aller servir la nation. Durant plusieurs années, nous travaillons, même cent franc(…) la communauté n’a pas pensé à nous, le gouvernement aussi 2 ans de travail sans salaire. Nous sommes fatigués, nous avons souffert ; ils nous ont écarté de la liste . Et nous, nous sommes à la retraite, on a même pas un billet d’abord à la fonction publique. Nous demandons au président de la république de nous engager tous. Surtout, nous qui avons souffert depuis 2018 jusqu’à nos jours. Nous lui demandons de nous engager sans condition” a martelé Mariam Barry, enseignante contractuelle à Boké.
Le porte-parole nationale des enseignants contractuels communaux non retenus au compte de la fonction publique est revenu sur la particularité de cette autre manifestation.
“Cette fois ci, nous avons découvert qu’à travers les pressions qu’on a monté au niveau de l’intérieur du pays, les ministres sont passés par les ex coordinateurs ,en complicité avec le secrétaire général du ministère de la fonction publique M. Aboubacar Soumah, qui empêche à tout prix l’engagement des 4 milles enseignants contractuels. Donc dès que nous avons commencé de parler de la vérité, nous avons envoyé des corriers partout, au niveau de l’administration du territoire, la fonction publique, le MEPUA . Les derniers constat révèlent à l’intérieur par le CNT, que ça n’étudie pas à l’intérieur, et le ministre de l’enseignement pré-universitaire M. Jean Paul Cédy a dit, clairement dans son bureau, qu’ils ont sacrifié les écoles où, les enseignants contractuels n’ont pas été pris à l’intérieur. Un ministre de la République qui dit ça, et de surcroît, il nous encourage à laisser des écoles publiques, au profit des écoles privée.Encore le ministre du travail et de la fonction publique, au lieu de dire la véracité à son secrétaire général, il a peur de ce dernier. Comme ils ont vu que nous avons proclamé de sortir pour la marche de vérité, ils ont pointés des policiers partout, afin de venir brutaliser saccager la conscience des enseignants contractuels. Vous avez remarqué, les enseignants contractuels ont été blessés, bastonnés, et humiliés en pleine capitale guinéenne, à Kaloum, à quelques mètres de la présidence. Je pense que Le président Mamadi Doumbouya doit prendre toutes ses responsabilités, parceque là, la décision est prise. Soit on dévoile la corruption et on enduit en justice les ministres, et tous les cadres qui sont impliqués dans le sale boulot du traitement d’un dossier; ou bien on abandonne carrément l’école guinéenne, parce qu’ils ont estimés que les enfants de l’intérieur sont des sous hommes, ce ne sont pas des guinéens” a expliqué Elhadj Mamadou Djaka Sow
Ces enseignants contractuels n’entendent pas baisser les bras, jusqu’à leurs intégrations à la fonction publique.
Mariam SYLLA pour www.webguinee24.info




