La cordonnerie est un métier ancestral qui remonte à la nuit des temps. L’homme a très tôt ressenti le besoin de se protéger les pieds des agressions naturelles du sol, des plantes et de la faune. La chaussure est ainsi devenue un accessoire de luxe dans les milieux dirigeants.
En Guinée, ce petit commerce est pratiqué par peu de personnes, généralement des jeunes hommes. Des jeunes hommes à la recherche du quotidien, qui siègent parfois dans certains carrefours, ou qui sillonnent les quartiers.
Rencontré, ce jeudi 3 octobre 2024, Aliou Barry, s’est confié en nous. ” Avec la boîte de cirage, on peut cirer beaucoup de chaussures jusqu’à 2 ou 3 jours. La boîte coûte huit (8) milles Francs Guinéens et on gagne parfois 10 ou 15 milles Francs Guinéens comme intérêts. Parfois aussi quand on répare les chaussures avec la corde, ça nous permet d’avoir 10 ou 20 milles Francs par jour, mais parfois même quand c’est dure on peut faire une journée sans avoir 5 milles” nous a confié ce jeune homme qui se débrouille à Nongo dans la commune de Lambanyi.

Faut-il préciser que cette activité de cordonnerie, est peu prisée par les jeunes actuellement en Guinée.
Ibrahima Sory Moussa SYLLA



