A l’aube d’une grève générale illimitée du Syndicat National Autonome de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique (SNAESURS), des voix s’élèvent et s’opposent à toute menace de grève dans le secteur de l’enseignement supérieur.
C’est le cas de l’USECCG ( union syndical des enseignants chercheurs et chercheurs de Guinée, qui vient se désolidariser du SNAESURS.
Déclaration:
L’Union Syndicale des Enseignants – Chercheurs et Chercheurs de Guinée (USECCG) informe l’opinion publique de son désaccord face à la décision unilatérale du Syndicat National Autonome de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (SNAESURS) de déclencher une grève illimitée au sein des Institutions d’Enseignement Supérieur (IES), des Instituts de Recherche Scientifique (IRS) et des Centres de Documentation et d’Information (CDI), sans consultation préalable de notre organisation, rappelle que toute action syndicale d’envergure doit faire l’objet d’une concertation entre les organisations syndicales concernées. Une telle démarche unilatérale est contraire aux principes de solidarité syndicale et nuit à la crédibilité de notre lutte commune pour l’amélioration des conditions de travail dans le secteur.Nous estimons que le dialogue, la concertation et la cohésion sont essentiels pour défendre efficacement les intérêts des enseignants – chercheurs et chercheurs de Guinée.
C’est dans cette optique que l’USECCG avait pris l’initiative de rencontrer les membres du Bureau Exécutif du SNAESURS en vue d’une synergie d’actions. Au courant de l’entrevu le SNAESURS avait promis de revenir à l’USECCG pour une coalition d’action face aux défis qui nous interpellent. Cette promesse est restée vaine. En excluant l’USECCG de cette décision, le SNAESURS prive nos collègues d’une représentation équitable et d’une stratégie syndicale collective.
L’USECCG appelle donc le Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l’Innovation à ne reconnaître que les actions syndicales concertées et représentatives de toutes les organisations légitimes. Nous restons fermement engagés dans notre mission de défense des intérêts de notre personnel et continuerons de travailler pour une amélioration durable de leurs conditions de vie et de travail, dans un esprit de concertation et de transparence.
Le SNAESURS veut profiter du fruit des démarches menées depuis mars 2024 par l’USECCG auprès des autorités et Institutions de la République (Ministère de tutelle, Primature, CNT, etc.) pour trouver la solution aux problèmes des enseignants – chercheurs, les chercheurs n’ayant pas bénéficiés de l’application effective du décret D/2024/0027/PRG/CNRD/SSG du 24 janvier 2024 portant sur la fixation des rémunérations des fonctionnaires titulaires de grades académiques (masters ou diplômes jugés équivalents, Doctorat et Professorat) dans les IES, CR et CDI, pour tous les fonctionnaires concernés notamment par les articles 4, 5, 6 et 8 du décret susmentionné. Par ailleurs, dans un délai très proche, les enseignants – chercheurs, les chercheurs recevront les autres primes à l’exemption de celle de grade, grâce à l’implication effective des autorités et Institutions de la république. Ce résultat est à l’actif de l’USECCG et des autorités.Les difficultés que vivent au quotidien les enseignants – chercheurs, les chercheurs n’ont jamais été une préoccupation du SNAESURS. Par conséquent, l’USECCG invite les enseignants – chercheurs, les chercheurs de Guinée et le personnel du Cabinet à ignorer ce mot d’ordre de grève lancé.Nous tenons l’opinion nationale et internationale informée de notre attachement à un dialogue social équilibré et respectueux des droits syndicaux.Pour l’Union Syndicale des Enseignants-Chercheurs et Chercheurs de Guinée (USECCG)
Fatoumata CAMARA



