La bataille judiciaire menée par la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF), ces derniers temps, fait grand bruit dans la cité. En plus de nombreux anciens dignitaires du régime Alpha Condé, plusieurs cadres de l’administration publique sous le pouvoir actuel, ont fait aussi leurs rentrées à la maison centrale de Conakry, pour “malversations financières”.
Le sujet a d’ailleurs été au menu de l’assemblée générale hebdomadaire du RPG arc-en-ciel (parti au pouvoir déchu).
Pour lancien ministre du commerce Marc Yombouno, le RPG arc-en-ciel est favorable à la lutte contre la corruption, mais estime que le droit doit être dit.
“Nous sommes favorables à la lutte contre la corruption. Mais nous souhaitons que le droit soit dit. En cela, pour les faits de corruption, c’est pas le front de quelqu’un, c’est pas le gros ventre , c’est pas son habillement qu’on regarde . Mais, les faits justifiant ce qu’il a volé, ou bien ce qu’il a détourné. Et ça, ça se fait sur la base d’une inspection, d’un audite assortie d’un rapport contradictoire. Le juge se sert de ça, pour rétablir sa vérité qui sera acceptée et indiscutable pour tout le monde” a-t-il réagi avant de rebondir sur le cas particulier de l’ancien premier ministre Dr Ibrahima Kassory Fofana.
“C’est l’argent de l’Etat, nous savons que l’ANIES est l’initiave du professeur Alpha Condé et de Kassory. On ne peut créer quelque chose et piétiner la dessus. Donc nous disons que rien que les faits soient la base du jugement qui va être rendue par le juge chargé du dossier qui a été renvoyé, au 13 février” a-t-il renchéri.
Mariam SYLLA pour www.webguinee24.info



