Ce mardi 11 février 2025, un homme, habillé en tenue militaire et en possession d’une arme à feu, a été présenté à la presse. La présentation a eu lieu sous l’égide du secrétariat général de la présidence, en charge des services spéciaux, du grand banditisme et des services de sécurité.
Selon les déclarations du commissaire principal de police Foromo Soropogui, de la Direction Centrale de Lutte contre le Crime Organisé, l’individu a été interpellé dans la matinée du lundi 10 février, à 4 heures du matin, dans une zone isolée à Boussoura. Après enquête, il a été révélé que l’homme est un civil, contrairement à ce qu’il laissait entendre en portant une tenue militaire. Lors de son audition, il a expliqué qu’il avait revêtu cet uniforme et portait l’arme pour se défendre, une justification qui n’a pas convaincu les autorités.
Le commissaire a souligné que cette arrestation met en lumière un phénomène récurrent : lors des attaques à main armée, des accusations sont souvent portées contre les militaires. “Ce cas constitue un exemple frappant de ce genre de confusion”, a précisé M. Soropogui.
Lors de son interrogation, l’individu a reconnu avoir illégalement porté une tenue militaire et détenu une arme à feu sans autorisation. Il a cependant ajouté qu’il avait été stagiaire au camp Alpha Yaya Diallo et que, lors d’une séance de jogging, il était tombé sur l’arme, qu’il a affirmé être non fonctionnelle.
Après cette présentation à la presse, l’individu a été immédiatement conduit devant le Tribunal de Première Instance (TPI) de Kaloum, où il sera mis à la disposition du procureur de la République pour la suite de la procédure.
Ibrahima Sory Moussa SYLLA



