L’incendie dévastateur qui a ravagé le marché Madina continue de susciter des témoignages contradictoires quant à son origine. Si certains affirment qu’un court-circuit serait à l’origine des flammes, d’autres, à l’instar de certains propriétaires de magasins, avancent une cause bien différente : des fumeurs de kush.
Thierno Ibrahima Diallo, propriétaire d’un magasin de stockage, décrit la scène avec amertume : « L’incendie a tout brûlé, on ne peut plus rien faire. Il y avait énormément de marchandises stockées. Quand le feu a pris, j’étais chez moi, on m’a appelé vers 1h du matin. Quand je suis arrivé, c’était trop tard. Je n’ai même pas pu entrer. Nous demandons l’aide des autorités », a-t-il déclaré, visiblement bouleversé par la perte de ses biens.
De son côté, Moriba Camara, un autre propriétaire de magasin, dénonce ce qu’il considère comme un acte de délinquance. Selon lui, l’incendie serait dû à des fumeurs de kush : « Nous avons un magasin de stockage de cosmétiques. Nous étions là depuis 23h. Ce sont les délinquants qui s’installent ici, qui ont causé ce dégât. Ceux qui fument du kush ont fait tomber les restes de leurs joints, et c’est avec ces restes que le feu a commencé sur les tables avant de se propager à l’étage. Ce n’est pas un court-circuit », a-t-il précisé.
Le chef de quartier de Madina École, Mohamed Dalein Chérif, a également témoigné de son intervention lors du sinistre. « C’est le chef de quartier de Madina Mosquée qui m’a appelé vers 23h pour me signaler que le feu avait pris sur les tables des étalagistes en bas. Je suis venu en courant, et nous avons lutté ensemble pour éteindre les flammes. J’ai alerté les autorités communales, et rapidement, nous avons vu des flammes se propager à l’étage. Les pompiers sont ensuite arrivés pour maîtriser le feu. À ce jour, je ne sais pas encore ce qui a causé l’incendie », a-t-il indiqué.
L’incendie a causé des pertes considérables pour les commerçants et les habitants du marché Madina. Les autorités locales et les pompiers ont rapidement pris en charge la situation, mais les propriétaires, toujours sous le choc, appellent à un soutien immédiat pour faire face à cette catastrophe.
Aissata SYLLA



