La réévaluation des partis politiques en Guinée a donné lieu à une série de mesures allant de l’autorisation de poursuite des activités à la suspension temporaire, en passant par la dissolution. Un total de 75 partis politiques ont reçu l’autorisation de poursuivre normalement leurs activités. En revanche, 28 partis politiques ont vu leurs activités suspendues pour une durée de trois mois, notamment le RPG arc-en-ciel ancien parti au pouvoir et l’UFR de Sidya Touré.
Par ailleurs, 27 partis politiques ont été dissous et font désormais l’objet d’un arrêté de dissolution, mettant fin à leur existence légale. 4 partis politiques sont actuellement sous observation, leurs activités étant étroitement suivies par les autorités.
Dans le cas de l’UFDG (Union des Forces Démocratiques de Guinée), dirigée par Cellou Dalein Diallo, la formation politique a été autorisée à poursuivre ses activités, mais sous condition. En effet, l’UFDG devra organiser son congrès dans un délai de 45 jours calendaires pour se conformer aux exigences réglementaires en vigueur.
Ce bilan de l’évaluation des partis politiques met en lumière la volonté des autorités guinéennes de réguler et de superviser l’ensemble du paysage politique du pays, tout en accordant une certaine flexibilité à ceux qui respectent les procédures établies.
Ibrahima Sory Moussa SYLLA



