Le 19 mars 2025, le corps sans vie du marabout Saidouba Conté a été retrouvé dans sa chambre, à Kénéndé, dans la commune de Dubreka. Cette découverte a suscité des interrogations sur les circonstances de sa mort, qui semble avoir eu lieu plusieurs jours avant l’intervention des voisins.
Le fils aîné de la victime, Mohamed Lamine Conté, a témoigné sur les événements ayant précédé la découverte du corps. “Je suis le fils du défunt Saidouba Conté. Nous vivions ensemble à Conakry, à Gbessia. Mon père est venu à Dubreka, tandis que je suis allé à Sonfoniah. Il faisait des va-et-vient entre la maison de ma grande sœur à Kagbelen et ici. Nous venons de Boffa, précisément de Raponka Khoureralandé. Mon père était un karamoko, un marabout qui pratiquait la Douaou (prière et incantations) pour des gens. Parfois, il s’isolait pendant plusieurs jours, enfermé dans une maison, consacrant tout son temps à ses prières. Cette fois-ci, après trois jours d’isolement, les gens sont venus frapper à sa porte, mais il n’a pas répondu. Ils ont alors décidé de casser la porte pour voir ce qu’il en était. C’est ainsi qu’ils l’ont trouvé mort, étendu sur le tapis de prière”, a expliqué Mohamed Lamine Conté.
D’après ses propos, la mort de Saidouba Conté ne semble pas avoir été immédiate, mais aurait plutôt survécu plusieurs jours avant d’être constatée. Son enterrement a eu lieu le matin de ce 20 mars 2025, en présence de la Croix-Rouge de Guinée. Il laisse derrière lui deux veuves et cinq enfants.
Cet événement tragique soulève des questions sur les circonstances exactes de la mort du marabout, dont la pratique de l’isolement spirituel semble avoir joué un rôle crucial.
Aissata SYLLA


