Ce jeudi 3 avril 2025, à la Maison de la Presse de Conakry, une conférence de presse conjointe a réuni les partis politiques NG, RPR, et RRD. Lors de cette rencontre, plusieurs demandes ont été formulées, notamment en ce qui concerne la couverture médiatique des activités des partis politiques et la question cruciale des subventions.
Diabaty Doré, président du parti RPR, a exprimé une préoccupation majeure concernant la couverture médiatique des activités des partis politiques par les médias nationaux, en particulier la RTG. Il a souligné que, contrairement à d’autres pays, les partis politiques en Guinée rencontrent des difficultés à obtenir une visibilité dans les médias de l’État. Selon lui, de nombreux militants et sympathisants à l’intérieur du pays n’ont pas accès aux chaînes privées, et certains n’ont même pas de téléphone pour suivre l’actualité. « Nous demandons au Ministère de l’Administration du Territoire et au gouvernement de faire un effort pour que la RTG, qu’il s’agisse de la radio ou de la télévision, puisse couvrir les activités des partis politiques », a affirmé Diabaty Doré. Il a également insisté sur l’importance de cette couverture avant même la demande de subvention, soulignant que de nombreux partis politiques ont fait l’effort de respecter les normes établies et doivent être soutenus en conséquence par l’État.
L’un des points les plus sensibles abordés lors de la conférence est la question du référendum prévu pour le 21 septembre 2025. Diabaty Doré a exprimé ses inquiétudes quant à la faisabilité de la date et à la préparation des conditions nécessaires pour un processus électoral transparent et crédible. « Est-ce que les préalables sont remplis pour un référendum transparent ? » s’est-il interrogé, soulignant des lacunes telles que l’absence d’accord sur le code électoral, la gestion du fichier électoral, et l’absence de progrès dans la distribution des kits électoraux à l’intérieur du pays. Il a également pointé le fait qu’à seulement cinq mois de la date fixée, plusieurs éléments essentiels, comme le recensement électoral, n’ont toujours pas commencé.
Les leaders des partis NG, RPR et RRD ont également insisté sur la nécessité d’associer les acteurs socio-politiques dans le processus organisationnel des élections. Ils estiment qu’une telle approche permettrait de garantir la transparence et de réduire les risques de contestation, tout en assurant une meilleure représentativité et un soutien populaire pour les futures élections.
En prélude à ce référendum de septembre prochain et des élections, les partis politiques guinéens réclament une action urgente du gouvernement pour régler les problèmes liés à la couverture médiatique et à la gestion des élections. L’objectif est de créer un environnement de confiance, propice à une participation active et à un processus démocratique réussi.
Aïssata SYLLA



