La transition politique en Guinée connaît un tournant majeur. Le gouvernement a annoncé une révision du calendrier électoral, en optant désormais pour un couplage des élections présidentielle et législatives, une décision qui marque une rupture avec le schéma initialement prévu.
Ce changement stratégique a été dévoilé ce 11 avril par le Premier ministre Amadou Oury Bah, à l’occasion d’une rencontre avec une délégation de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Le chef du gouvernement a précisé que ce double scrutin interviendra après le référendum constitutionnel, programmé pour le 21 septembre 2025.
« Nous n’avons pas l’intention de tergiverser sur la question. La volonté d’aller de l’avant est essentielle. Nous ne le faisons pas pour satisfaire la communauté internationale, mais pour le bien-être de nos populations et pour un retour rapide à l’ordre constitutionnel », a déclaré Amadou Oury Bah.
Le Premier ministre justifie cette nouvelle orientation par la nécessité de préserver l’équilibre institutionnel et de poser les bases solides du futur système politique guinéen. Il souligne que la mise en œuvre de la nouvelle Constitution et des institutions qui en découleront doit se faire dans un climat de stabilité.
Amadou Oury Bah a insisté sur le rôle crucial de la CEDEAO dans l’accompagnement de ce processus et a réaffirmé l’engagement du gouvernement à répondre aux attentes du peuple guinéen.
« Nous avons besoin d’une volonté forte pour poser les bases d’une véritable refondation. Le processus de changement est souvent complexe, mais nous sommes résolument engagés à être en phase avec les aspirations du peuple », a-t-il ajouté.
Avec cette décision, le gouvernement de transition entend accélérer le retour à l’ordre constitutionnel, tout en consolidant les institutions démocratiques du pays.
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