Une vidéo choquante, largement relayée sur les réseaux sociaux ces dernières heures, montre un groupe de jeunes hommes agressant violemment des femmes présentées comme travailleuses du sexe dans la nuit du samedi 19 au dimanche 20 avril, à proximité de l’école française de Kipé, dans la banlieue de Conakry.
Face à l’indignation suscitée par ces images, les ministres de la Justice et des Droits de l’Homme, ainsi que celui de la Promotion Féminine, de l’Enfance et des Personnes Vulnérables, ont publié un communiqué conjoint diffusé ce dimanche soir à la télévision nationale. Les deux départements condamnent avec la plus grande fermeté toute forme de violence à l’égard des femmes.
« Ces événements tragiques ne sont que la partie visible d’un phénomène préoccupant qui menace la sécurité, la dignité et les droits fondamentaux des femmes et des jeunes filles à travers le pays », peut-on lire dans le communiqué.
Dans une volonté affichée de lutter contre ces actes inacceptables, le ministère de la Promotion Féminine a annoncé son intention de saisir l’Agent judiciaire de l’État pour se constituer partie civile dans toutes les affaires relatives aux violences faites aux femmes et aux personnes vulnérables.
De son côté, le ministère de la Justice s’engage à faire respecter la loi avec rigueur et à garantir que « l’impunité ne soit en aucun cas tolérée ».
Ces prises de position marquent un tournant dans la volonté des autorités de renforcer la protection des femmes et de faire de la lutte contre les violences basées sur le genre une priorité nationale.
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