Le prix du riz, aliment de base des ménages guinéens, continue d’alimenter la colère des consommateurs. Ce jeudi 3 juillet, l’Union pour la Défense des Consommateurs de Guinée (UDCG) a vivement dénoncé le non-respect du protocole d’accord tripartite censé faire baisser les prix sur le marché.
Dans une déclaration à la presse, le président de l’UDCG, M’bany Sidibé, a exprimé sa « vive indignation » face à l’inaction des parties signataires — le ministère du Commerce, la Chambre nationale de commerce et la Direction générale des Douanes — alors que le protocole est arrivé à échéance le 30 juin dernier. Selon lui, malgré les engagements pris, aucune baisse réelle des prix n’a été constatée sur le terrain.
« Nous constatons avec regret le non-respect des prix de riz fixés. Nous demandons une réelle diminution des prix, à l’instar de ce qui se pratique dans d’autres pays de la sous-région », a déploré M. Sidibé.
L’organisation de défense des consommateurs s’inquiète également de la qualité et du poids des sacs de riz écoulés sur les marchés. Elle évoque des pratiques commerciales frauduleuses, préjudiciables à la fois pour la santé publique et pour le pouvoir d’achat des ménages. À ce titre, l’UDCG réclame la mise en place d’un mécanisme de contrôle strict et efficace afin d’assurer la conformité des produits vendus.
L’Union pointe également du doigt la responsabilité de certains importateurs qui, malgré les facilités accordées par les autorités douanières, refuseraient de respecter les prix convenus, contribuant ainsi à la flambée des coûts pour le consommateur final.
Face à cette situation jugée « scandaleuse », l’UDCG en appelle directement aux plus hautes autorités de la transition, notamment au président Mamadi Doumbouya, pour « rétablir les consommateurs dans leurs droits légaux et légitimes ».
« Il est temps d’agir pour protéger les citoyens contre ces abus et garantir un accès équitable à cette denrée essentielle », a insisté M’bany Sidibé.
L’organisation promet de maintenir la pression tant que des mesures concrètes ne seront pas prises pour faire respecter les engagements signés et alléger le fardeau des consommateurs.
Aïcha Kébé



