La polémique autour du non-enrôlement de Cellou Dalein Diallo, président de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), en Côte d’Ivoire continue d’alimenter les débats. Face aux interrogations, les autorités guinéennes ont apporté des précisions sur les conditions d’enrôlement des ressortissants à l’étranger.
Interrogé en marge d’une session de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), le ministre guinéen des Affaires étrangères, Dr Morissanda Kouyaté, a tenu à lever toute ambiguïté.
« Pour être recensé, il faut impérativement posséder une carte consulaire délivrée par l’ambassade ou le consulat concerné. Toute personne qui ne dispose pas de cette carte ne peut être enregistrée », a-t-il expliqué.
Le chef de la diplomatie guinéenne a insisté sur la nécessité de respecter les règles, notamment pour des raisons de sécurité nationale.
« Nous ne pouvons pas organiser un recensement à ciel ouvert, sans conditions, au risque d’enrôler des terroristes », a-t-il averti.
Ces clarifications interviennent alors que plusieurs voix, notamment au sein de l’opposition, dénoncent ce qu’elles considèrent comme un refus d’enrôlement visant des figures politiques majeures. Le gouvernement, pour sa part, affirme que le processus d’identification obéit à des critères stricts, applicables à tous les citoyens vivant à l’étranger.
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