Ces dernières semaines, la qualité de l’eau distribuée par le réseau de la Société des Eaux de Guinée (SEG) suscite de vives inquiétudes parmi les habitants de la capitale, Conakry. Dans plusieurs quartiers, des résidents constatent une coloration anormale de l’eau, qui prend une teinte jaunâtre, remettant en cause sa potabilité et son innocuité pour la santé publique.
Des constats faits par notre rédaction dans des zones comme Yimbaya, Gbessia, ou encore la Cité de l’air révèlent une situation préoccupante : les robinets délivrent une eau visiblement altérée, que nombre de citoyens refusent désormais de consommer, par crainte de risques sanitaires. “On ne peut pas boire ça, même pour la cuisine, on hésite. On préfère acheter de l’eau en sachet ou bouillir celle du robinet”, témoigne une habitante de Yimbaya.
Cette situation survient dans un contexte climatique particulièrement sensible, marqué par la saison des grandes pluies. Période généralement associée à une hausse des maladies hydriques comme le choléra, la typhoïde ou encore les diarrhées aiguës, elle exige une vigilance renforcée en matière d’hygiène et de qualité des ressources en eau. Or, l’aspect actuel de l’eau distribuée dans plusieurs secteurs de Conakry remet en cause les garanties de salubrité normalement assurées par les autorités en charge.
Face à cette dégradation, de nombreux citoyens appellent à une réaction rapide et responsable des autorités compétentes, notamment de la SEG et du ministère de l’Hydraulique. Des analyses indépendantes de la qualité de l’eau, une communication transparente sur les causes du problème, et des mesures correctives urgentes sont autant d’attentes exprimées par la population, soucieuse de préserver sa santé.
Pour l’heure, aucune déclaration officielle n’a été rendue publique sur cette situation, malgré les nombreuses interpellations sur les réseaux sociaux et dans les médias. En attendant une clarification, la méfiance gagne du terrain et le recours à des solutions alternatives – souvent coûteuses et pas toujours fiables – devient une nécessité pour de nombreuses familles.
Cette alerte devrait servir d’électrochoc pour les autorités sanitaires et les responsables de la distribution d’eau. Car l’accès à une eau propre et de qualité demeure un droit fondamental, surtout dans une capitale qui continue de faire face à des défis infrastructurels majeurs.
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