À l’occasion de la Journée mondiale de la photographie, célébrée ce mardi 19 août 2025, le ministre guinéen de la Culture et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, a livré un message fort en direction des acteurs du secteur. Dans son allocution, il a rappelé l’importance de la photographie comme « langage universel, capable de transcender les frontières, d’unir les peuples et de transmettre des émotions là où les mots échouent ».
Le thème retenu cette année, « Ma photo favorite », illustre selon le ministre « la puissance de l’image », qui dépasse le simple cadre du souvenir pour devenir une « émotion intemporelle » et un témoin fidèle de l’histoire, des luttes et des rêves des peuples.
Un héritage à préserver
Revenant sur l’histoire de la photographie en Guinée, Moussa Moïse Sylla a rendu hommage aux pionniers du Syli Cinéma Photo et aux générations actuelles de photographes qui ont su immortaliser les grandes étapes de la vie nationale. « Leur travail constitue aujourd’hui un patrimoine visuel inestimable, que nous avons le devoir de préserver, de valoriser et d’enrichir », a-t-il souligné.
La photographie, au service d’une Guinée en transformation
Le ministre a également mis en avant la portée actuelle de l’image, dans un contexte de profond changement que traverse le pays sous la conduite du président de la République, le Général Mamadi Doumbouya. « Vos images doivent témoigner de ce nouvel élan, magnifier la dignité et la force de notre peuple, et faire rayonner la Guinée bien au-delà de ses frontières », a-t-il déclaré.
Des initiatives pour structurer le secteur
Pour accompagner cette ambition, le ministère de la Culture et de l’Artisanat, à travers l’Office National du Cinéma, de la Vidéo et de la Photographie (ONACIG), multiplie les initiatives : formation de nouveaux talents, mise en place de mécanismes de financement, et création d’infrastructures adaptées. Deux projets phares ont été annoncés :
-
le Fonds de Développement de l’Industrie Cinématographique (FODIC), destiné à soutenir durablement le secteur ;
-
le projet WOFAMATO, première base de données photographique nationale, qui constituera une référence pour la mémoire visuelle du pays.
Un appel à écrire l’histoire visuelle de la Guinée
En conclusion, Moussa Moïse Sylla a exhorté les photographes à dépasser la simple capture d’images pour devenir les témoins et les narrateurs de la nation. « Je vous appelle à écrire l’histoire visuelle de notre Nation, à révéler au monde la beauté et la dignité de la Guinée. Que chaque photographie soit un témoignage de vérité, un acte de mémoire et une déclaration d’amour à notre peuple », a-t-il lancé.
webguinee24.info



