Le président de l’Alliance pour le Futur (AFP), Aboubacar Soumah, s’est exprimé ce 28 août 2025, sur la récente décision du Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD) relative à la suspension de plusieurs partis politiques, parmi lesquels l’UFDG et le RPG.
Face à la presse, l’élu a affirmé que cette mesure s’inscrit dans le strict respect des textes régissant la vie politique en Guinée. « Les conditions qu’il faut pour qu’un parti politique existe légalement sont clairement définies. Si elles ne sont pas respectées, le ministère a le droit de mettre un parti en observation, de le suspendre ou, en dernier ressort, de le dissoudre », a-t-il rappelé.
Une évaluation sur trois mois
Selon Aboubacar Soumah, la décision du MATD découle d’une mission d’évaluation menée par la Direction nationale des affaires politiques au cours des trois derniers mois. Cette opération visait à examiner la conformité des formations politiques avec leurs statuts et la législation en vigueur.
Il cite notamment l’absence prolongée de congrès nationaux, pourtant indispensables au renouvellement des instances dirigeantes. « Depuis sa création, le RPG n’a jamais organisé un véritable congrès national », a-t-il souligné. Quant à l’UFDG, il rappelle que le dernier congrès remonte à 2015, soit dix ans sans renouvellement statutaire.
Outre ces manquements, le député a évoqué l’absence de comptes bancaires officiels, de registres de donateurs et le manque de transparence dans la gestion des cotisations et des financements.
Suspension et non dissolution
Aboubacar Soumah a toutefois tenu à clarifier que cette décision n’équivaut pas à une dissolution. « Ils sont suspendus, pas dissous. S’ils se mettent en règle vis-à-vis de ces obligations, la sanction sera levée dans un délai de 90 jours », a-t-il assuré.
Pour le président de l’AFP, cette démarche vise à rappeler que la régularisation administrative n’est pas une option mais une exigence incontournable pour toute formation politique désireuse de jouer un rôle actif dans la vie démocratique du pays.
Aïssata SYLLA



