Conakry, 28 septembre 2025 — Seize ans jour pour jour après les événements tragiques du 28 septembre 2009, le Collectif des Victimes Non Indemnisées a organisé, ce dimanche à Conakry, une cérémonie de recueillement en mémoire des morts, des blessés et des femmes victimes de violences sexuelles. La journée a été marquée par des prières et un hommage solennel aux disparus.
« Prier, se souvenir et continuer le combat »
Dans une déclaration commune, les membres du Collectif ont réaffirmé leur détermination à faire entendre la voix des victimes :
« Nous consacrons cette journée à des prières et au recueillement à la mémoire de nos illustres disparus, morts, blessés et aux femmes violentées et violées en date du 28 septembre 2009 et les jours suivants. »
Reconnaissance des efforts… mais exigence d’équité
Le Collectif a salué la décision des autorités guinéennes d’avoir entamé un processus d’indemnisation, tout en appelant à son extension.
« Nous saluons et encourageons la volonté du président Mamadi Doumbouya et du gouvernement d’avoir indemnisé certaines victimes. Nous souhaitons que cette indemnisation s’élargisse à toutes les victimes afin d’apaiser les uns et les autres et de donner un nouveau souffle de vie. »
Appel aux autorités et aux partenaires
Soulignant la précarité dans laquelle vivent de nombreuses victimes, notamment celles qui portent encore des séquelles physiques, le Collectif a sollicité l’appui de l’État et des bailleurs internationaux :
« Nous remercions les partenaires techniques et financiers, mais nous sollicitons aussi une assistance pour les victimes qui ont encore des balles dans le corps et pour les personnes handicapées qui ne peuvent plus travailler pour subvenir à leurs besoins. »
Une demande pressante de solidarité et de justice
Dans un dernier message, le Collectif a imploré la solidarité nationale et internationale pour accompagner ce combat :
« Nous plaidons auprès du chef de l’État et de toutes les bonnes volontés afin de venir au secours des victimes. Nous prions le Tout-Puissant Allah d’accorder sa miséricorde à ceux qui sont morts dans des circonstances douloureuses et souhaitons un prompt rétablissement à tous les malades. »
Malgré les avancées enregistrées depuis l’ouverture du procès en 2022, le Collectif des Victimes Non Indemnisées rappelle que « beaucoup reste à faire » pour réparer pleinement les préjudices subis et garantir justice et dignité à l’ensemble des survivants.
Aïssata SYLLA



