Le quartier Taouyah, dans la commune de Ratoma (Conakry), a été secoué ce lundi 29 septembre 2025 par un drame bouleversant. Une jeune femme de 20 ans, Fatoumata Diaraye, s’est donné la mort au petit matin, laissant derrière elle un nourrisson âgé de seulement quelques jours.
Un geste inattendu au lever du jour
Selon les premiers témoignages recueillis sur place, la victime avait passé la nuit en compagnie de sa tante et de son bébé. Vers 5 heures, elle aurait quitté la chambre discrètement pour se rendre au salon, où elle a commis l’irréparable. Ce sont deux enfants du voisinage qui auraient aperçu la scène avant d’alerter la tante.
« Elles ont directement interpellé la maman pour dire que Diaraye est tombée. Elle sort, elle perd conscience, elle est en train de se tordre de douleur », raconte son frère, Mamadou Mouctar Diallo, encore sous le choc.
Une jeune mère sous traitement médical
D’après sa famille, Fatoumata Diaraye ne présentait aucun signe de trouble mental. Elle souffrait toutefois d’hypertension post-partum et suivait un traitement. « Mentalement, elle n’avait pas de problème. Seulement, elle venait d’accoucher et avait des soucis de tension. Ce matin, elle devait se rendre à l’hôpital Jean-Paul II avec notre grand frère et son oncle », précise Mamadou Mouctar Diallo.
La victime aurait utilisé un couteau, comme en témoignent les blessures constatées au niveau de son cou. Malgré une évacuation rapide à l’hôpital, elle a succombé à ses blessures.
Une vie brisée en plein bonheur maternel
Mariée à son cousin, dont elle venait d’avoir son premier enfant, la jeune femme préparait le baptême de son bébé prévu pour vendredi prochain. « Elle n’était pas en conflit avec son mari. C’était son premier enfant, elle avait 20 ans », confie son frère, la voix nouée.
Aïssata SYLLA




