Un cas d’enlèvement d’un nouveau-né a semé l’émoi ce 30 septembre 2025 au centre médical communal de Ratoma. Moins de 24 heures après sa naissance par césarienne, un bébé a été soustrait des bras de sa mère, dans des circonstances qui interrogent la sécurité de l’établissement.
Selon des témoignages recueillis sur place, l’auteure présumée du rapt se serait fait passer pour une agente de santé. Elle aurait abordé la mère, Makalé Soumah, encore affaiblie après l’intervention chirurgicale, en prétextant un contrôle médical destiné à « soulever la langue du nourrisson ». Profitant de la confiance de la jeune femme, la suspecte a ensuite quitté discrètement la salle avec l’enfant et n’est jamais revenue.
Alertée par la mère, la sœur de la victime a tenté en vain de retrouver la femme. Des témoins affirment avoir vu la suspecte s’éloigner à moto, sans éveiller de soupçons. Pour la famille, cet enlèvement met en lumière de graves manquements dans le dispositif sécuritaire du centre. « Comment une personne étrangère peut-elle accéder à une salle post-opératoire et repartir avec un bébé sans être inquiétée ? », s’interroge M’mah Soumah, sœur de la mère, laissant planer des doutes sur une éventuelle complicité interne.
Pour l’heure, la direction du centre médical n’a pas fait de déclaration officielle. Une plainte a été déposée et les autorités locales ont ouvert une enquête. La gendarmerie de Ratoma est chargée des investigations afin de retrouver le nourrisson et de déterminer les circonstances exactes de ce drame.
Une affaire qui suscite une vive émotion au sein de la communauté et relance le débat sur la sécurité des infrastructures sanitaires en Guinée.
Aïssata SYLLA




