Inauguré le 2 octobre dernier, le siège de l’Association des Jeunes Dynamiques de Ratoma fait aujourd’hui face à une menace de démolition. Une notification de 72 heures a été adressée aux occupants par les autorités locales, suscitant colère et incompréhension au sein de la jeunesse du quartier Ratoma Dispensaire.
Selon les responsables de l’association, cette décision de la mairie est injustifiée et met en péril un espace communautaire construit grâce à des efforts citoyens.
« La première fois, ils nous ont demandé de partir définitivement. Ensuite, ils sont revenus avec d’autres propositions : soit nous laisser sur place, soit construire des magasins et nous offrir un local à l’intérieur, ou encore nous aider à trouver un autre site. Mais nous refusons toutes ces options, car cet espace appartient à la jeunesse », a expliqué l’un des membres de l’association, visiblement déterminé à défendre ce projet.
Pour ces jeunes, le siège représente bien plus qu’un simple bâtiment : il symbolise leur engagement à améliorer les conditions de vie dans leur quartier.
Une habitante, Salematou Bangoura, mère de famille, a également exprimé son indignation face à cette situation :
« Cet endroit était un dépotoir avant. Grâce à une personne de bonne volonté, il a été transformé en un espace de récréation pour nos enfants. Cela leur permet de s’épanouir, de s’éloigner de la drogue et de la délinquance. Aujourd’hui, la mairie veut détruire ce lieu sans même avoir participé à son assainissement. C’est inacceptable », a-t-elle dénoncé.
Elle appelle les autorités à la responsabilité :
« Si quelqu’un a eu l’initiative de rendre ce lieu utile à la communauté, il mérite d’être encouragé, pas combattu. Nous demandons au maire de renoncer à ce projet de démolition. Nous attendrons la fin de ces 72 heures, mais nous ne reculerons pas », a-t-elle averti.
Entre défense de l’intérêt communautaire et bras de fer avec les autorités locales, le sort du siège de l’Association des Jeunes Dynamiques de Ratoma reste suspendu. Les habitants espèrent désormais une médiation pour préserver cet espace devenu un symbole de cohésion et d’espoir pour la jeunesse.
Fatoumata CAMARA




