La Chambre de jugement de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) a ordonné la réouverture des débats dans le dossier opposant l’État guinéen, représenté par l’Agent judiciaire de l’État, à l’ancien ministre Oyé Guilavogui.
Cette décision a été rendue à l’issue de l’audience tenue ce lundi 2 février 2026.
Au-delà de la réouverture des débats, le juge Yagouba Conté a prononcé plusieurs mesures d’instruction visant le prévenu ainsi que d’autres personnes et institutions impliquées dans le dossier. La Cour a notamment ordonné aux conservateurs fonciers de Conakry et de Kindia, ainsi qu’aux directeurs des domaines et du cadastre, de procéder à l’identification des biens immobiliers appartenant à l’ancien ministre Oyé Guilavogui.
Par ailleurs, la Banque centrale de la République de Guinée (BCRG) a été instruite de demander à l’ensemble des banques primaires de produire les relevés des comptes bancaires ouverts au nom du prévenu. La Cour a également ordonné la comparution de Moussa Keïta, directeur de la Société des télécommunications de Guinée (SOTELGUI) à l’époque de la relance de l’entreprise.
Enfin, la société Huawei Guinée est sommée de fournir à la Cour l’ensemble des documents relatifs au projet de relance de la SOTELGUI ainsi qu’au projet Backbone.
Selon la décision de la CRIEF, l’ensemble de ces mesures devra être exécuté au plus tard le 20 février 2026.
Source Mediaguinee



