Félix Lamah a été officiellement installé, ce jeudi 5 février 2026, dans ses fonctions de ministre de l’Élevage au sein du premier gouvernement de la Cinquième République. Cette cérémonie d’installation consacre sa reconduction à la tête d’un département stratégique, au cœur des ambitions nationales en matière d’autosuffisance alimentaire et nutritionnelle.
Dans son allocution, le ministre a exprimé sa gratitude au président de la République, le général Mamadi Doumbouya, pour la confiance renouvelée dont il bénéficie. Revenant sur son parcours au sein de l’exécutif, Félix Lamah a rappelé avoir servi successivement aux ministères des Transports, de l’Agriculture et de l’Élevage, avant de diriger exclusivement le département de l’Élevage. « Aujourd’hui encore, avec la mise en place du premier gouvernement de la Cinquième République, le chef de l’État me renouvelle sa confiance pour conduire ce département stratégique », a-t-il déclaré.
Affirmant sa détermination à accompagner les grandes orientations nationales, le ministre s’est engagé à faire de l’élevage un pilier central de la souveraineté alimentaire du pays. Il a, à cet effet, fixé un délai de six mois à ses équipes pour produire des résultats concrets et mesurables. « Nous devons démontrer, devant le peuple de Guinée, le chef de l’État et le Premier ministre, que ce département peut contribuer de manière substantielle à l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire et nutritionnelle », a-t-il insisté, tout en saluant le leadership du Premier ministre, chef du gouvernement.
La feuille de route présentée par Félix Lamah repose sur plusieurs axes majeurs. Le ministre a notamment mis l’accent sur la transformation des produits de l’élevage, qu’il considère comme un levier essentiel de création de valeur, d’emplois et de croissance économique. Actuellement estimée à environ 7 % du produit intérieur brut, la contribution du secteur devra, selon ses projections, atteindre au moins 15 % dans les cinq prochaines années.
Pour atteindre cet objectif, le gouvernement entend renforcer la production d’aliments de qualité pour le bétail, améliorer la santé animale et garantir la mise sur le marché de produits sûrs et conformes aux normes de consommation. « Nous devons nous assurer que les Guinéens et les Guinéennes consomment des produits de qualité », a souligné le ministre.
La recherche, l’innovation et l’intégration des nouvelles technologies constituent également des priorités, avec la poursuite des programmes d’insémination artificielle, l’amélioration génétique des races locales et la mise en place de systèmes de traçabilité du cheptel. Ces mesures visent, entre autres, à réduire durablement les conflits entre agriculteurs et éleveurs.
Enfin, Félix Lamah a annoncé la poursuite des investissements dans les infrastructures modernes, notamment les abattoirs, les boucheries et les espaces pastoraux. « Cette feuille de route doit permettre, dans les mois et les années à venir, de faire de l’élevage un secteur économiquement porteur pour les jeunes, les femmes et l’ensemble du pays », a-t-il conclu.
Aïssata Sylla



