À la suite des tensions enregistrées autour de la grande mosquée du quartier Kenendé, marquées par l’arrestation d’un imam, de notables et d’un médecin pour des faits présumés de diffamation à la suite d’une plainte du donateur Elhadj Abdoul Wakil Alamaly Keita, les autorités religieuses locales se mobilisent pour ramener l’apaisement.
En marge d’une séance d’invocations et de prières, le secrétaire préfectoral des Affaires religieuses de Kindia, Elhadj Karamba Diaby, est revenu sur la rencontre tenue la veille à Conakry avec le ministre secrétaire général des Affaires religieuses, Elhadj Karamoko Diawara. Cette démarche s’inscrivait dans le cadre des efforts engagés pour désamorcer la crise qui secouait le quartier.
Ce matin, imams et femmes musulmanes de Kenendé se sont fortement mobilisés pour prendre part à une prière de bénédiction. Au-delà de l’aspect spirituel, la délégation avait surtout tenu à exprimer sa reconnaissance à l’endroit du secrétaire préfectoral pour son implication dans la recherche d’une issue favorable au différend.
S’exprimant au nom du groupe, leur porte-parole Aboubacar Camara a salué l’initiative de médiation entreprise à Conakry. Il a notamment souligné que leur imam, Elhadj Naby Moussa Soumah, les avait exhortés à venir remercier Elhadj Karamba Diaby pour son engagement en faveur de la réconciliation. Selon lui, le déplacement effectué auprès des autorités centrales témoigne d’un acte « noble » ayant contribué à restaurer le climat de sérénité dans le quartier.
Prenant la parole à son tour, Elhadj Karamba Diaby a remercié les membres de la délégation pour leur marque de confiance. Il a toutefois précisé que la sanction prononcée contre les quatre imams suspendus demeure en vigueur à ce stade. Il a néanmoins confirmé que le différend a été examiné et résolu à Conakry par le ministre Elhadj Karamoko Diawara et son cabinet. Une visite des autorités religieuses nationales à Kenendé serait envisagée, afin d’acter officiellement le retour au calme et d’adresser des remerciements aux fidèles.
L’évolution de ce dossier reste suivie de près par les populations locales.
Affaire à suivre !
Aboubacar Samoura correspondant régional



