À l’occasion de la prière du vendredi 27 février 2026, le secrétaire préfectoral des Affaires religieuses de Kindia et grand imam de la mosquée de Banlieue, Elhadj Karamba Diaby, a consacré l’essentiel de son sermon à la portée spirituelle et sociale de la zakat en ce mois béni de Ramadan.
Devant les fidèles rassemblés dans la commune urbaine de Kindia, le guide religieux a rappelé que le Ramadan est un mois sacré durant lequel l’accomplissement de la zakat revêt une importance particulière. Selon lui, cet acte constitue un véritable sacrifice qui rapproche le croyant de Dieu. Il a souligné que l’assistance aux plus démunis, à travers des dons en vivres tels que le riz ou le sucre, s’inscrit pleinement dans l’esprit de la zakat.
Poursuivant son prêche, l’imam a insisté sur les vertus spirituelles du Ramadan, qualifié de mois béni au cours duquel les bonnes actions sont davantage récompensées et participent à la purification des péchés des croyants.
À titre d’exemple, Elhadj Abdoul Wakil Alamaly Keita a été cité pour ses récentes actions de solidarité à Kindia. L’érudit a offert 244 sacs de riz aux premiers imams des grandes mosquées de la ville ainsi qu’à leurs muezzins.
Au-delà de ce geste, plusieurs autres dons ont été effectués, notamment :
- une tonne et demie de riz destinée aux membres de l’Inspection régionale des Affaires religieuses de Kindia ;
- une tonne de riz remise à la Ligue islamique préfectorale ;
- une tonne de riz attribuée à la Ligue communale et aux sous-préfectures ;
- 35 sacs de riz offerts à la presse locale, dont 20 répartis entre les quatre radios de la place et des sites d’information.
Abordant la question de la zakat sur les biens, le secrétaire préfectoral des Affaires religieuses a rappelé les dispositions fixées par la Ligue islamique. Cette année, toute personne disposant d’un capital de 83 300 000 francs guinéens est tenue de s’acquitter de 2 083 500 francs guinéens au titre de la zakat, correspondant au taux prescrit.
Enfin, le prédicateur a dénoncé la hausse des prix des denrées alimentaires observée dans certains marchés pendant le Ramadan. Il a estimé que cette pratique est contraire aux valeurs de solidarité, de justice et de partage prônées en ce mois saint.
En conclusion, Elhadj Karamba Diaby a exhorté les fidèles à multiplier les actes de générosité et de bienfaisance, rappelant que faire le bien durant le Ramadan demeure une œuvre noble et fortement recommandée.
Aboubacar Samoura correspondant régional



