Le Rassemblement pour une Guinée Prospère (RGP) a tenu une conférence de presse ce mardi 10 mars 2026 à son siège de Kissosso, dans la commune de Matoto. À cette occasion, le président du parti, Elhadj Bouna Keïta, s’est exprimé devant les journalistes sur la situation sociopolitique du pays et la position de sa formation politique à l’approche des élections législatives et communales annoncées.
D’entrée, le leader du RGP est revenu sur la question de l’implantation de son parti sur l’ensemble du territoire national. Il a assuré que toutes les formalités administratives exigées par les autorités ont été respectées, précisant que les certificats d’implantation figuraient bien dans les dossiers déposés par son parti.
Évoquant ensuite son parcours politique, Elhadj Bouna Keïta a rappelé que son engagement remonte aux années 1990. Selon lui, sa démarche s’inscrivait déjà dans une volonté de préparer la relève politique, notamment au profit de la jeunesse. Il a expliqué qu’à l’époque, certaines dispositions de la loi fondamentale limitaient l’accès à la candidature à l’élection présidentielle, notamment l’exigence d’un âge minimum de 40 ans, ce qui avait entravé ses ambitions politiques. Malgré ces obstacles, il estime que son combat a contribué à ouvrir la voie à une plus grande implication des jeunes dans la gestion des affaires publiques.
Le président du RGP a également insisté sur la nécessité d’assurer la continuité au sein des formations politiques. Selon lui, aucun parti ne devrait être dirigé indéfiniment par une seule personne, soulignant l’importance de préparer de nouveaux leaders capables de prendre la relève au moment opportun.
S’agissant des prochaines échéances électorales, Elhadj Bouna Keïta a affirmé que son parti est prêt à participer aux différents scrutins prévus. Il a annoncé que le RGP entend prendre part aussi bien aux élections communales qu’aux législatives, ainsi qu’à toute autre compétition électorale organisée dans le pays.
Pour le leader politique, la conquête du pouvoir demeure l’objectif principal de sa formation. Toutefois, il a indiqué que cette ambition doit se réaliser dans un climat apaisé, privilégiant le dialogue, la paix et la cohésion nationale.
Enfin, réagissant à la récente dissolution de plusieurs partis politiques par les autorités, Elhadj Bouna Keïta a salué une initiative qu’il considère comme une mesure d’assainissement du paysage politique. Il a toutefois invité les formations concernées à privilégier les recours juridiques pour contester ces décisions. S’appuyant sur sa propre expérience, il a rappelé que son parti avait déjà été dissous sous un précédent régime avant d’être rétabli à la suite d’une procédure judiciaire.
Il a tout de même appelé les acteurs politiques à privilégier les voies légales et le dialogue pour régler leurs différends, estimant que le recours aux procédures juridiques reste préférable à toute forme de confrontation dans la rue.
Aïssata SYLLA



