La Directrice Générale des Élections (DGE), Djenab Touré, a animé une conférence de presse ce 30 avril au siège de l’institution afin de répondre aux accusations d’irrégularités formulées par certains acteurs politiques, notamment le FRONDEG d’Abdoulaye Héro Baldé et le Bloc Libéral (BL) dirigé par Dr Faya Millimono. Elle était entourée de son adjoint et du conseiller juridique de la DGE.
Dans son intervention, la responsable de la DGE a tenu à apporter des clarifications sur le processus de réception et de validation des candidatures dans le cadre des élections législatives et communales couplées. Selon elle, les anomalies évoquées par certains partis résultent essentiellement du non-respect des dispositions du Code électoral en vigueur.
Djenab Touré a ainsi invité l’opinion publique, tant nationale qu’internationale, à une lecture objective des faits, estimant que les critiques adressées à son institution ne reposent pas sur des bases juridiques solides.
À titre illustratif, la Directrice Générale s’est appuyée sur le dossier du Bloc Libéral. Elle a évoqué une correspondance adressée à la DGE après la clôture officielle du dépôt des candidatures, fixée au 3 avril à minuit.
Selon ses explications, le BL sollicitait la prise en compte de dossiers déposés hors délai, tout en n’ayant pas satisfait à l’obligation de versement de la caution dans les délais impartis, fixés au 9 avril.
« Sans paiement de la caution, une liste est automatiquement rejetée conformément à la loi », a-t-elle rappelé, rejetant ainsi toute responsabilité de la DGE dans cette situation.
Par ailleurs, Djenab Touré a soulevé une question relative à la légitimité du Dr Faya Millimono à s’exprimer au nom du Bloc Libéral. Elle affirme que ce dernier ne serait plus le président en exercice du parti à la suite d’un congrès ayant acté un changement de direction.
Selon la DGE, les textes internes du BL confèrent désormais la direction du parti à Oumar Sanoh. À l’appui de ses déclarations, la Directrice Générale a indiqué détenir un procès-verbal attestant de cette réorganisation.
La DGE a réitéré son engagement à faire respecter strictement les dispositions légales encadrant le processus électoral. Elle a appelé les partis politiques à se conformer aux exigences du Code électoral afin d’éviter tout contentieux susceptible d’entacher la crédibilité du scrutin.
La rédaction



