Les créateurs de contenus Ahmed Saadate Diallo Saad , et Mamadou Alpha Baldé SoprAlpha, ont comparu devant le tribunal correctionnel de Dixinn dans l’affaire liée à la diffusion d’une vidéo controversée évoquant de présumés faits de proxénétisme au sein du lounge Bellingham ce 20 mai 2026.
Poursuivis pour « atteinte à l’ordre public et à la dignité des individus par le biais d’un système informatique », les deux prévenus sont en détention depuis le 19 mai 2026, tout comme Hadiatou Barry, impliquée dans une procédure distincte.
À la barre, Saad a expliqué que la vidéo incriminée s’inscrivait dans le cadre d’une émission de divertissement et de promotion artistique. Se présentant comme créateur de contenus disposant d’une carte délivrée par WestAfricaTV, il a affirmé avoir tenté de modérer certains propos tenus par Hadiatou Barry, sans toutefois les censurer, celle-ci ayant insisté pour assumer ses déclarations.
Le prévenu a également soutenu qu’il n’avait aucune intention de troubler l’ordre public, précisant que l’entretien visait avant tout à promouvoir la sortie d’un clip musical. Interrogé sur son statut de journaliste, il a reconnu ne pas détenir d’accréditation de la Haute Autorité de la Communication (HAC).
De son côté, SoprAlpha administrateur de la page ayant relayé la vidéo, a rejeté toute volonté malveillante. Il a indiqué que le contenu avait été publié sur sa page personnelle dans le cadre d’une initiative indépendante.
SoprAlpha a expliqué ne pas avoir censuré certaines séquences afin que l’intervenante « assume ses propos », avant de préciser que la vidéo a finalement été supprimée en raison des nombreuses réactions et interprétations suscitées sur les réseaux sociaux.
La défense a sollicité la remise en liberté des deux prévenus, estimant que l’affaire a pris de l’ampleur après la citation du lounge Bellingham. Une demande rejetée par le ministère public, qui s’est opposé à toute libération et a réclamé la jonction des procédures.
À l’issue des débats, le président du tribunal, Mohamed Sangaré, a renvoyé l’affaire au 10 juin 2026 pour la poursuite des audiences.
La rédaction



