Conakry – Le président de la République, Mamadi Doumbouya, a annoncé une nouvelle orientation stratégique pour le secteur aurifère guinéen. Désormais, l’or extrait du sous-sol national devra être transformé localement avant toute exportation, mettant ainsi fin à l’exportation de l’or brut.
Cette annonce a été faite samedi 20 juin au palais Mohammed V, à l’occasion d’une rencontre stratégique réunissant les acteurs des secteurs aurifère industriel, semi-industriel et artisanal, ainsi que les responsables des comptoirs d’achat d’or.
Selon la Direction de la communication et de l’information (DCI), le chef de l’État a affirmé que « l’exportation de l’or brut appartient désormais au passé ».
« La Guinée ne se contentera plus d’être un simple fournisseur de matières premières destinées aux usines du reste du monde. Désormais, l’or extrait du sous-sol guinéen sera transformé sur le territoire national, notamment au sein de la raffinerie Nimba Gold Refinery, située à Gbessia Cité de l’Air, dans la commune de Gbessia », a déclaré le président de la République.
Cette décision s’inscrit dans la dynamique du programme Simandou 2040, qui ambitionne de faire de la Guinée une puissance industrielle émergente fondée sur la transformation locale et la valorisation de ses ressources naturelles.
La DCI souligne que la raffinerie Nimba Gold Refinery dispose actuellement d’une capacité de traitement de 2 000 kilogrammes d’or par jour, extensible à 4 000 kilogrammes en fonctionnement continu. L’infrastructure, qui peut fonctionner 24 heures sur 24, affiche une capacité mensuelle estimée à 520 tonnes.
Les autorités présentent cette unité industrielle comme un levier majeur pour le développement de la chaîne de valeur minière nationale. À terme, cette raffinerie ambitionne de positionner la Guinée parmi les principaux centres mondiaux de raffinage de l’or.
Cette nouvelle politique marque un tournant dans la gouvernance des ressources minières du pays, avec pour objectif d’accroître la valeur ajoutée locale, de favoriser l’industrialisation et de générer davantage de retombées économiques pour l’État et les populations.
La rédaction



