Alors que la diffusion de France 24 est interdite en Guinée, la directrice de la chaîne, Vanessa Burggraf, a adressé un courrier au président de la République, Mamadi Doumbouya, pour revenir sur l’incident à l’origine de cette décision.
Dans cette correspondance, la responsable de la chaîne française reconnaît une erreur commise à l’antenne par l’un de ses journalistes. Elle précise que ce dernier a employé « un qualificatif inexact » à l’endroit du chef de l’État guinéen.
« Cette faute, que nous avons immédiatement reconnue et corrigée sur nos environnements numériques et à l’antenne, était dépourvue de toute intention de manquer de respect aux institutions de la République de Guinée, à votre fonction, et à votre personne », écrit Vanessa Burggraf.
La directrice de France 24 assure également que des mesures ont été prises en interne à la suite de cet incident. Le journaliste concerné aurait notamment été convoqué par la direction et formellement rappelé à ses responsabilités.
« La direction de France 24 a convoqué le journaliste concerné pour lui rappeler la portée d’une chaîne internationale comme France 24 et la responsabilité qui incombe à ses journalistes de respecter les titres et fonctions des personnes présentées à l’antenne », indique-t-elle.
Le journaliste aurait par ailleurs présenté personnellement ses excuses à l’antenne. La direction de France 24 affirme avoir appelé sa rédaction à davantage de vigilance afin d’éviter qu’un incident similaire ne se reproduise.
« Nous avons appelé la rédaction à la plus grande vigilance afin qu’un tel incident, fût-il isolé au regard de la couverture de l’actualité guinéenne par notre chaîne, ne puisse se reproduire », poursuit Vanessa Burggraf.
Cette correspondance intervient dans un contexte de fortes tensions entre les autorités guinéennes et la chaîne française, après la décision de la Haute Autorité de la Communication (HAC) d’interdire la diffusion de France 24 sur l’ensemble du territoire national.




