La mort de Mamadou Daye Diallo et de Kadiatou Keita, retrouvés sans vie dans un véhicule à Petit Simbaya, pourrait être liée à une intoxication au monoxyde de carbone. Le professeur Hassane Bah, médecin légiste, a évoqué plusieurs hypothèses pour expliquer ce drame, tout en précisant qu’aucun élément médico-légal ne permet, à ce stade, de retenir l’intervention d’une tierce personne.
« Le moteur aurait fonctionné toute la nuit et une défectuosité du système d’échappement aurait pu permettre à des gaz de pénétrer dans l’habitacle. Si le monoxyde de carbone s’y est accumulé, les deux personnes, qui dormaient, auraient pu être intoxiquées sans s’en rendre compte », explique le professeur Hassane Bah.
Sur le plan scientifique, le monoxyde de carbone est un gaz toxique, incolore et inodore, produit notamment par la combustion incomplète de carburants. Lorsqu’il est inhalé, il se fixe sur l’hémoglobine et réduit la capacité du sang à transporter l’oxygène vers les organes vitaux. À forte concentration, il peut entraîner une perte de conscience, puis la mort. Toutefois, la confirmation de cette hypothèse nécessite des éléments médico-légaux et toxicologiques.
Le médecin légiste mentionne également la découverte d’une bouteille de bière dans le véhicule. Selon lui, le contenu de cette bouteille, dont la composition exacte n’a pas été précisée, pourrait constituer un élément supplémentaire à examiner.
« Nous avons retrouvé une bouteille de bière, mais nous ne connaissons ni sa marque ni la nature exacte de son contenu. Si les personnes avaient consommé de l’alcool ou une autre substance sédative, cela aurait pu altérer leur vigilance et leur capacité à réagir face à une exposition au monoxyde de carbone », indique-t-il.
D’un point de vue scientifique, l’alcool peut provoquer une somnolence et altérer les capacités de réaction. Cependant, la présence d’une bouteille dans le véhicule ne suffit pas à établir qu’elle a été consommée ni qu’elle a contribué aux décès. Une analyse toxicologique serait nécessaire pour déterminer si de l’alcool ou d’autres substances étaient présents dans l’organisme des victimes.
Au terme de ses explications, le professeur Hassane Bah affirme qu’aucun élément médico-légal disponible ne permet, pour l’instant, d’établir l’intervention d’une tierce personne dans cette affaire.
« En résumé, sur le plan scientifique et médico-légal, nous ne disposons pas d’éléments permettant d’établir l’intervention d’une tierce personne », conclut-il.
Les circonstances exactes du décès de Mamadou Daye Diallo et de Kadiatou Keita restent donc à déterminer. L’hypothèse d’une intoxication au monoxyde de carbone, comme celle d’une éventuelle consommation de substances ayant altéré leur vigilance, doit être appréciée à la lumière des résultats des examens médico-légaux et toxicologiques.
La rédaction !



