En séjour en France pour rencontrer ses militants et sympathisants, le président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo, s’est exprimé sur la gestion du projet Simandou par les autorités guinéennes.
Il a notamment mis en cause l’absence de transparence autour des accords conclus avec les partenaires miniers.
Devant son auditoire, l’opposant a rappelé l’importance stratégique du gisement :
« Simandou est une richesse que Dieu a donnée à la Guinée. La demande mondiale pour ce minerai est très forte », a-t-il souligné.
Cellou Dalein Diallo s’interroge sur les conditions dans lesquelles l’État a négocié avec les compagnies minières impliquées.
« Qu’ont-ils fait exactement ? S’ils ont bien négocié, pourquoi refusent-ils de publier les accords conclus ? », a-t-il lancé, rappelant que des institutions internationales telles que la Banque mondiale et l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE) exigent la publication de ces contrats.
Il déplore également que les autorités invoquent le secret pour justifier cette opacification. Selon lui, l’unique information communiquée publiquement reste la détention de 15 % d’actions gratuites par l’État dans le projet Simandou. Une part qu’il compare à celle obtenue sous la Première République dans la Compagnie des Bauxites de Guinée (CBG) :
« À l’époque, l’État avait obtenu 49 % d’actions gratuites. Aujourd’hui, nous n’avons que 15 % dans Simandou ? », a-t-il interrogé.
Par ces déclarations, le leader de l’UFDG réitère ses critiques sur la gouvernance minière actuelle et appelle à une gestion plus transparente des ressources nationales considérées comme essentielles pour l’avenir économique du pays.
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