Les cours débutent ce lundi 14 octobre 2024 dans les institutions d’enseignements supérieurs en Guinée.
Fort malheureusement, cette rentrée universitaire, risque de connaître des turbulences. Pour cause, le syndicat national autonome de l’enseignement supérieur et de la secherche scientifique (SENASURS) compte déclencher une grève générale dans le secteur, pour exiger la satisfaction de ses revendications.
Mais quelles sont ces revendications ?
Chez nos confrères d’Africa, Mohamed Soumaoro, secrétaire administratif du bureau national du SENASURS a donné les raisons.
“La raison est simple. Ça fait deux ans et quelques, nous sommes sur ces dossiers de revendications à savoir, celui des homologues enseignants-chercheurs et chercheurs des IES (Instituts d’enseignement Supérieurs), IRS (Instituts de Recherche de Scientifique) et CDI (centres de documentation et d’information) et le dossier des Enseignants-Chercheurs non-reclassés devenu désormais un point de revendication et la Non application effective du Décret de rémunération. Les autorités sont au courant, il n’y a même pas à se poser la question. Le dossier des homologues, ça fait deux ans que nous sommes là-dessus, tous les jours c’est de nouvelles versions. Vous imaginez que des autorités puissent discuter avec des partenaires sociaux de l’éducation, vous vous mettez d’accord sur des points précis qu’ils ne respectent pas, ça énerve. Nous ne pouvons pas évoluer comme ça. L’autorité s’appelle respect des engagements. Quand tu dis, tu le fais, c’est ça la définition de l’autorité. Et si les gens ne le font pas ? On a trop fait de concessions, nous n’irons pas à l’ouverture. La rentrée du 14 octobre ne nous concerne pas. Les autorités savent en détails ces revendications qui sont : la signature de l’arrêté d’engagement homologues, l’application effective du Décret de rémunération et il y a le dossier des enseignants non reclassés. On a porté un plaidoyer devant le ministre, ils ont dit qu’ils ne peuvent pas. Il y a de cela quelques mois, avant la fin de l’année universitaire, nous avons envoyé une lettre réponse dans laquelle nous avons demandé une rencontre avec monsieur le ministre mais jusqu’à maintenant-là, nous n’avons pas eu de suite favorable dans ce sens-là. Nous avons été invités par le Conseil National de la Transition (CNT) avec une commission qui est là-bas, nous avons discuté de cette question, on a donné des détails. On leur a dit ce qu’on voudrait faire, en ce moment c’était un plaidoyer. Là-bas également, depuis qu’on a quitté personne, ne nous a appelés. Ça veut dire que les autorités n’ont pas pris ce problème au sérieux” a-t-il expliqué.
Reste à savoir si les autorités prendront des mesures idoines, afin de trouver une solution appropriée, pour une rentrée réussie.
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