L’ancien président de l’Assemblée nationale sous le régime d’Alpha Condé, Amadou Damaro Camara, a comparu ce jeudi 20 février 2025 devant la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF). Cette comparution fait suite à son appel après sa condamnation en première instance, prononcée le 2 décembre 2024. En effet, Damaro Camara avait été condamné à 4 ans de prison et à une amende de 10 millions de francs guinéens. L’affaire a été rouverte suite à un appel interjeté par ses avocats.
Lors de son intervention, l’honorable Amadou Damaro Camara a sollicité la cour pour pouvoir se rendre à l’hôpital en raison de son état de santé dégradé. Il a expliqué que sa maladie s’aggravait et qu’il courait un risque important : “Monsieur le président, c’est dans un moment critique que mon médecin m’a informé de l’état de mon état de santé. Mon médecin traitant a un père qui a souffert des mêmes pathologies, et il en est décédé. J’ai respecté toutes les exigences de la justice. En première instance, j’ai été condamné à 4 ans, et j’ai déjà purgé près de 3 ans. Je n’ai jamais créé de difficulté. Mais je suis malade. Le dernier scanner montre des caillots sur mon pied gauche. Le médecin a été clair : je cours deux risques, un AVC à cause du stress ou une amputation en raison de la neuropathie… Refuser mon hospitalisation, c’est me condamner à une amputation. Je vous en supplie, laissez-moi aller à l’hôpital. Je me présenterai devant la justice, comme je l’ai toujours fait”, a-t-il plaidé avec insistance.
Cependant, la cour a rejeté sa demande d’hospitalisation et a renvoyé l’affaire au 27 février 2025 pour l’ouverture des débats et l’audition de son co-accusé, Jin Sun Cheng, alias Kim.
L’affaire continue de suivre son cours, marquée par de fortes tensions autour de la santé de l’ancien président de l’Assemblée nationale.
Aissata SYLLA pour webguinee24.info



