Ce vendredi 21 février 2025, l’Union Citoyenne pour l’Émergence de la Guinée (UCEG) a tenu son assemblée générale extraordinaire au centre de Lambangnie, réunissant l’ensemble de ses représentants. Cette rencontre a été l’occasion pour le président de l’association, Amadou Barry, de partager sa vision sur la situation socio-politique actuelle en Guinée.
Dans son discours de circonstance, M. Barry a évoqué une situation inquiétante marquée par une profonde méfiance entre les citoyens guinéens. Selon lui, “le manque d’éducation, l’incivisme et la violence verbale et physique sont devenus récurrents” dans le pays, soulignant une fracture grandissante entre les dirigeants et la population. “Les acteurs politiques semblent de plus en plus éloignés des citoyens qu’ils sont censés servir”, a-t-il ajouté, en dénonçant un climat de suspicion et de division qui entrave le dialogue national.
Le président de l’UCEG a également déploré la situation difficile des jeunes, souvent les plus touchés par cette crise de confiance, et a exprimé la nécessité urgente d’un changement. “C’est ce constat désolant qui nous a poussés à initier la création de l’Union Citoyenne pour l’Émergence de la Guinée”, a expliqué Amadou Barry.
L’UCEG, dans sa mission, entend avant tout promouvoir l’unité nationale. L’association se positionne comme un acteur majeur pour la réconciliation du peuple guinéen. À cet effet, lors de l’assemblée, M. Barry a adressé un appel solennel au Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, lui demandant de briser le cycle de la méfiance et de la discorde. “Monsieur le Président, vous avez l’opportunité de forger une nouvelle voie vers la réconciliation nationale, basée sur l’écoute, la justice, la tolérance et la solidarité”, a-t-il lancé.
Le président de l’UCEG a aussi insisté sur la nécessité d’une collaboration avec les acteurs socio-politiques pour bâtir un avenir plus inclusif et plus harmonieux. “Notre organisation se positionne résolument comme partenaire de cette transformation”, a-t-il ajouté.
En outre, M. Barry a souligné l’importance de l’accompagnement des leaders politiques dans le processus de transition en Guinée. Selon lui, l’avenir du pays dépend de la réussite de cette transition. “L’échec de cette transition serait celui du peuple guinéen, et sa réussite serait celle du peuple guinéen”, a-t-il affirmé, appelant à privilégier l’intérêt national au-dessus des considérations politiques personnelles.
Enfin, tout en se montrant critique à l’égard de certaines propositions, l’UCEG a pris position contre un départ immédiat des militaires, estimant qu’il est primordial de corriger les problèmes en cours sans tout remettre en question. “Nous restons disponibles et engagés à collaborer pour œuvrer en faveur du changement et de la réconciliation nationale”, a conclu Amadou Barry.
L’assemblée générale a également accueilli des acteurs politiques ainsi que des anciens ministres, renforçant la portée de cette rencontre sur la scène politique nationale.
Aissata SYLLA



