À l’approche du mois de Ramadan pour les musulmans et du carême pour les chrétiens, les prix des produits de première nécessité continuent d’exploser sur les marchés, malgré la signature d’un protocole d’accord censé encadrer ces hausses. Ce protocole, conclu entre les acteurs du commerce, la Chambre nationale du commerce et la Direction nationale des Douanes, visait à maîtriser les prix en cette période sensible.
Le lundi 24 février, M’bany Sidibé, président de l’Union pour la défense des consommateurs de Guinée, a exprimé son mécontentement face à cette situation. Il a annoncé sa détermination à se battre pour le respect des engagements pris dans cet accord. L’un des points qu’il a dénoncés est la présence de “prix discriminatoires”, où les tarifs sont différents entre le Grand Conakry et l’intérieur du pays, ce qui constitue une violation des termes de l’accord.
“Nous avons constaté que les prix fixés ne sont pas respectés sur les marchés de Conakry, malgré plusieurs visites. C’est pourquoi nous mettons tout en œuvre pour que le ministère du Commerce réajuste les prix et veille à leur uniformité à travers tout le pays”, a déclaré M’bany Sidibé.
Le président de l’Union pour la défense des consommateurs a également précisé la durée du protocole d’accord, qui devrait s’étendre jusqu’au 30 juin 2025. L’État a pris des mesures concrètes, en réduisant les droits de douane de 100 dollars par tonne de riz et de 200 dollars par tonne de sucre. “Cet effort doit bénéficier directement au consommateur. C’est pourquoi nous continuerons à nous battre pour que ces engagements soient respectés”, a-t-il ajouté.
Face à la situation tendue, la mobilisation des consommateurs reste active pour garantir que les promesses des autorités se concrétisent sur le terrain.
Aissata SYLLA



