L’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) a réagi fermement après l’audience accordée à deux (2) de ses hauts responsables, Cellou Baldé et Maladho Diallo, par le Président de la transition, le Général Mamadi Doumbouya. Cette rencontre s’est tenue au Palais Mohamed V, mais l’UFDG affirme n’avoir ni été informée ni consultée au préalable, suscitant ainsi des interrogations au sein du parti.
Dans un communiqué publié ce lundi, l’UFDG a dénoncé ce qu’elle considère comme une tentative de déstabilisation. Le parti accuse le Comité National du Rassemblement pour le Développement (CNRD), au pouvoir, de tenter de fragiliser ses structures en offrant des avantages à certains de ses membres, tels que des marchés publics et des postes administratifs. Selon l’UFDG, cette stratégie viserait à diviser l’opposition et à consolider le pouvoir de la junte militaire.
L’UFDG exprime par ailleurs ses inquiétudes face à ce qu’elle qualifie de « campagne de déstabilisation » orchestrée par le CNRD, soutenue selon elle par une justice partiellement instrumentalisée. Le parti y voit un moyen d’assoir un contrôle sur le patrimoine national, tout en préparant le terrain pour une éventuelle candidature du Général Doumbouya à l’élection présidentielle à venir, une perspective que l’UFDG juge « inopportune et illégale ».
L’attention est désormais tournée vers l’avenir politique du pays, alors que l’UFDG continue de dénoncer ce qu’elle considère comme des manœuvres visant à affaiblir son influence et à faire perdurer le pouvoir militaire en Guinée.
Affaire à suivre !
Aissata SYLLA



