Traditionnellement considéré comme un domaine dominé par les hommes, le métier de mécanicien suscite de plus en plus l’intérêt des femmes, qui y voient une opportunité pour subvenir à leurs besoins tout en nourrissant leur passion. À l’occasion du mois de la femme, notre rédaction a décidé de s’intéresser à ce sujet en rencontrant Madeleine Zotomi, une jeune femme déterminée et passionnée par le métier de mécanicien, ce jeudi 6 mars 2025, à Coleyah.
Lors de notre entretien, Madeleine Zotomi a partagé son amour pour ce métier. « J’ai choisi ce métier, parce que je l’aime. Je me suis dit aussi que cela n’a rien à voir avec la question du genre. En tant que femme, je peux faire ce que l’homme fait. J’ai compris qu’une femme, si elle veut faire quelque chose, pourra toujours se défendre », explique-t-elle avec conviction. Avant de commencer, elle admet avoir été influencée par des avis extérieurs qui lui disaient que ce métier n’était pas pour une femme, mais sa volonté était plus forte que tout. « Je me suis dit non, je ne vais pas démissionner », affirme-t-elle, pleine de détermination.
Des conditions de travail inclusives
Madeleine poursuit en évoquant les conditions dans lesquelles elle exerce son métier aujourd’hui : « Actuellement, je sais faire la maintenance, je sais souder, je fabrique des pièces, et bien d’autres tâches. Je travaille avec des hommes, et je ne me sens pas du tout marginalisée. On me donne toujours l’opportunité de travailler », confie-t-elle. Son objectif est clair : devenir indépendante et ouvrir son propre garage mécanique. Une ambition qu’elle nourrit avec enthousiasme.
L’impact de l’usine de montage de véhicules en Guinée
En ce qui concerne l’usine de montage de véhicules récemment établie en Guinée, Madeleine voit cela comme une opportunité importante. Selon elle, cette initiative ne va pas seulement créer des emplois, mais permettra également aux femmes de se positionner dans des secteurs clés de l’industrie, y compris celui de la mécanique.
Un message d’encouragement aux femmes
Pour conclure, Madeleine lance un message fort aux femmes qui souhaitent se lancer dans ce métier, mais qui hésitent encore à cause des obstacles ou de la peur : « Pour les femmes qui veulent faire ce métier, mais qui ont peur, je les conseille de ne pas abandonner. Tout ce que l’homme peut faire, la femme peut aussi le faire, avec la volonté », assure-t-elle, inspirant ainsi celles qui, comme elle, rêvent de dépasser les barrières imposées par les stéréotypes de genre.
Aïssata SYLLA



