Le procès de Mamadou Barry et de sa mère, Kadiatou Barry, accusés de non-assistance à personne en danger, de coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, a pris fin ce mardi 8 avril 2025, devant le tribunal. Ces infractions sont prévues et punies par les articles 298 et 243 du Code pénal guinéen. Les faits remontent au mois de juin 2024, dans le quartier Kissosso, situé dans la commune de Matoto.
Les faits
Lors de son interrogatoire, Mamadou Barry a été confronté aux accusations de coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Il a reconnu avoir attaché son neveu, Djibril Barry, à deux reprises pour avoir volé son ordinateur. La première fois, le défunt avait été ligoté pendant 30 minutes, et la deuxième fois, pendant 3 heures. L’accusé a insisté sur le fait qu’il n’avait pas eu l’intention de nuire à son neveu.
Kadiatou Barry, la mère de l’accusé, a quant à elle été entendue sur le chef d’accusation de non-assistance à personne en danger. Elle a fermement nié les faits, précisant qu’elle n’était pas présente lors des faits d’attachement infligés à son petit-fils. Cependant, elle a affirmé que, lorsqu’elle est revenue sur les lieux, elle a pris ses responsabilités.
Les réquisitions
Dans ses réquisitions, le ministère public a demandé que Mamadou Barry soit retenu dans les liens de la culpabilité pour les faits qui lui étaient reprochés, réclamant une peine de 5 ans de réclusion criminelle. Concernant Kadiatou Barry, le procureur a requis une peine d’un an d’emprisonnement pour non-assistance à personne en danger, conformément à l’article 298 du Code pénal, et a demandé un mandat de dépôt à son encontre.
La défense
Lors de sa plaidoirie, l’avocat de la défense, Maître Faya Gabriel, a exprimé la culpabilité de son client, Mamadou Barry, tout en présentant des excuses légales au tribunal et à la mère biologique du défunt. En ce qui concerne Kadiatou Barry, l’avocat a plaidé pour son acquittement, estimant qu’elle ne portait aucune responsabilité pénale dans cette affaire.
Le verdict
Finalement, le tribunal a prononcé une sentence mitigée. Mamadou Barry a été condamné à une peine de 3 ans de prison pour les faits de coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Quant à Kadiatou Barry, elle a été déclarée non coupable des accusations de non-assistance à personne en danger.
Ce procès soulève des questions sur la responsabilité parentale et familiale dans des situations dramatiques, et met en lumière les limites de la justice face à des circonstances complexes où les intentions et les gestes des protagonistes jouent un rôle crucial dans la détermination de la culpabilité.
Aïssata SYLLA



