Les débats se sont poursuivis ce jeudi 8 mai 2025 devant la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF) dans le cadre du procès en appel opposant le ministère public à l’ancien président de l’Assemblée nationale guinéenne, Amadou Damaro Camara, et à son coaccusé, Jin Sun Cheng, alias KIM.
Après l’interrogatoire des prévenus lors de l’audience précédente, la journée a été marquée par les plaidoiries des avocats et les réquisitions du parquet. Dans son intervention, le ministère public a requis la confirmation du jugement de première instance, qui avait condamné M. Damaro Camara à quatre ans de réclusion ferme pour détournement de fonds publics, enrichissement illicite, blanchiment de capitaux, corruption et prise illégale d’intérêts.
Une position vigoureusement contestée par la défense, qui a réaffirmé son désaccord avec la première décision judiciaire, jugée injuste et infondée. Les avocats ont ainsi sollicité un classement sans suite au bénéfice de leurs clients, estimant que les faits reprochés ne sont pas établis.
La partie civile, pour sa part, s’est alignée sur les réquisitions du parquet, appelant également à la reconduction du verdict initial.
Appelés à faire leurs dernières déclarations, les deux prévenus ont réaffirmé leur innocence.
« Je suis innocent dans cette affaire, je suis sûr que vous rendrez une décision conforme au droit », a déclaré Amadou Damaro Camara.
Jin Sun Cheng, alias KIM, a quant à lui affirmé : « Je n’ai jamais corrompu qui que ce soit, et je n’ai aucun besoin de le faire. »
La cour a mis l’affaire en délibéré. Le verdict est attendu pour le jeudi 22 mai 2025.
Aïssata Sylla


