Conakry, 4 juin 2025 – La tension reste vive au sein de l’Agence Nationale de Lutte contre la Corruption et de Promotion de la Bonne Gouvernance (ANLC-PBG). Quatre de ses agents, interpellés mardi 3 juin en marge d’un mouvement de protestation interne, sont toujours en garde à vue dans les locaux de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ).
Selon des sources concordantes,
Patrice Sandouno, Sayon Koivogui, Mohamed Lamine Soumah, analyste au département des relations extérieures et Souleymane Sylla, ont passé la nuit de mardi à mercredi en détention. Leur libération n’a toujours pas été actée ce mercredi matin.
« Malgré les plaidoyers pour qu’ils soient autorisés à rentrer chez eux et revenir ce matin, la direction de la police judiciaire a refusé. Ils y sont toujours au moment où je vous parle », a déclaré une source proche du dossier.
Pour l’heure, les motifs exacts de leur interpellation n’ont pas été officiellement communiqués. Des indiscrétions laissent entendre qu’une plainte émanant du secrétaire exécutif de l’agence serait à l’origine de la procédure, mais aucune confirmation n’a été donnée par les autorités policières.
Cette situation suscite une vive inquiétude parmi les autres employés de l’ANLC-PBG, qui réclament la libération immédiate de leurs collègues et la prise en compte de leurs revendications.
La crise actuelle au sein de l’ANLC-PBG met en lumière les tensions croissantes autour de la gestion interne de l’institution, dont la mission est pourtant essentielle dans la lutte contre la corruption et la promotion de la bonne gouvernance en Guinée.
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