Le Barreau de Guinée a vivement condamné l’enlèvement et les actes de torture infligés à Me Mohamed Traoré, ancien bâtonnier de l’Ordre des avocats et conseiller démissionnaire du Conseil national de la transition (CNT). Dans un communiqué officiel publié ce samedi 21 juin 2025, l’institution dénonce un acte d’une extrême gravité et appelle à l’ouverture immédiate d’une enquête judiciaire crédible, indépendante et impartiale.
Selon les précisions du Barreau, Me Mohamed Traoré a été enlevé à son domicile à Sonfonia, dans la nuit du 20 au 21 juin, aux alentours de 2 heures du matin, par un commando armé non identifié. À peine rentré d’un pèlerinage à La Mecque, l’avocat aurait été violemment enlevé avant d’être soumis à de lourdes violences physiques et psychologiques durant sa séquestration.
Le communiqué fait état de traitements inhumains infligés à la victime, notamment une flagellation systématique (jusqu’à 500 coups selon les ordres présumés), des tentatives d’asphyxie, des menaces de mort, ainsi que des propos à caractère communautariste. Ses ravisseurs lui auraient notamment reproché sa démission du CNT et ses prises de position critiques sur la situation sociopolitique du pays.
Abandonné inconscient dans une concession située à Bangouyah, dans la préfecture de Coyah, Me Traoré a été secouru et transféré dans un lieu sécurisé où il reçoit actuellement des soins médicaux adaptés.
Face à cette attaque ciblée, le Barreau de Guinée exprime sa profonde indignation et qualifie les faits de violations graves des droits humains, assimilables à des actes de torture, de séquestration et d’atteinte à la dignité humaine. L’institution exhorte les autorités compétentes à diligenter des poursuites judiciaires efficaces pour identifier et sanctionner les auteurs, quels qu’ils soient.
Enfin, le Barreau de Guinée affirme sa ferme volonté de ne céder ni à la peur ni à l’intimidation, et réaffirme son engagement à défendre l’État de droit, la justice et les libertés fondamentales.
webguinee24.info



