Le président Mamadi Doumbouya a récemment recu le projet de nouvelle constitution. L’une des innovations majeures du texte réside dans l’instauration d’un Parlement bicaméral, avec la création d’un Sénat en complément de l’Assemblée nationale.
Jusqu’ici monocaméral, le système législatif guinéen s’ouvre désormais à une structure à deux chambres. L’Assemblée nationale, chambre basse, demeure l’organe principal de délibération, composé de députés élus au suffrage universel direct. Elle conserve ses prérogatives en matière de législation, de vote budgétaire et de contrôle de l’exécutif.
À cette institution vient s’ajouter un Sénat, présenté comme une instance de modération, de veille constitutionnelle et de représentation territoriale. Composé de sénateurs élus au suffrage indirect et de membres désignés, le Sénat reflètera les intérêts des collectivités locales, des corps intermédiaires et de la diaspora. Il aura notamment la responsabilité d’amender les lois votées, de proposer des textes et d’assurer un second niveau de lecture parlementaire.
En cas de désaccord entre les deux chambres, un mécanisme de conciliation est prévu. Toutefois, l’Assemblée nationale conserve le dernier mot, garantissant ainsi la primauté du suffrage direct.
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