À moins de 72 heures du référendum constitutionnel prévu le 21 septembre 2025, les figures de la sagesse guinéenne ont officiellement déclaré leur adhésion au projet de nouvelle Constitution. Réunis ce mercredi 18 septembre au siège de leur organisation, à la Bourse du Travail de Kaboul, les retraités civils et militaires, veuves et personnes du troisième âge ont exprimé leur engagement, tout en formulant des attentes claires pour l’avenir institutionnel du pays.
Un soutien empreint de mémoire historique
En ouverture, Elhadj Ousmane Sylla, surnommé « RDA » et secrétaire général des retraités, a fait un parallèle entre l’élan patriotique de 1958 et le référendum à venir.
« Le Oui, en quelque sorte, c’est quoi ? Le O pour Organisation, le U pour Union et le I pour Internationale. C’est un Oui qui rassemble et projette notre pays vers l’avenir », a-t-il déclaré, rappelant avoir vécu en personne le vote historique du 28 septembre 1958.
Saluant les progrès enregistrés sous la gouvernance actuelle, il a notamment mis en avant la féminisation de l’administration et le renforcement logistique des autorités locales : « Quand vous voyez aujourd’hui que tous les sous-préfets disposent de véhicules 4×4, c’est déjà quelque chose de salutaire », a-t-il souligné.
Des attentes précises pour le futur Sénat
Au-delà du soutien, le doyen a adressé un message direct au chef de l’État : « Nous demandons que le Sénat, une fois instauré, soit dirigé par des hommes d’expérience, des anciens qui ont servi la nation et connu l’indépendance. »
Les femmes retraitées en première ligne
Pour les femmes retraitées et les veuves, Hadja Marie Nagnouma Kourouma a porté une voix empreinte de foi et de détermination. Qualifiant le projet de « valeur sûre », elle a affirmé : « Ce que nous avons sous la main est une vraie valeur. Nous nous retrouvons là-dedans. »
Elle a également réaffirmé la volonté des femmes de contribuer activement à cette nouvelle étape de l’histoire nationale : « Ce que femme veut, Dieu le veut. Nous avons œuvré, et nous continuons pour nos enfants et nos petits-enfants. »
Un rendez-vous historique
À l’approche du 21 septembre, cette prise de position des doyens confère une portée symbolique au scrutin. Pour eux, ce référendum ne se limite pas à un simple exercice démocratique : il représente une nouvelle page que la Guinée entend écrire, épaulée par ceux qui ont déjà marqué son histoire.
Aïssata SYLLA



