À la veille du référendum constitutionnel, l’Observatoire national de supervision du référendum (ONASUR) a présenté, ce samedi 20 septembre 2025, son plan d’action destiné à garantir une observation indépendante, transparente et impartiale du scrutin.
Lors d’une conférence de presse à Conakry, le président de l’institution, Dr Sékou Gouressy Condé, a rappelé que l’ONASUR, officiellement installé le 18 septembre, a été créé dans le cadre de la nouvelle Constitution. « Il était important que le bureau de cet organe, le plus récent de notre architecture institutionnelle, puisse se présenter à vous », a-t-il déclaré.
Un rôle d’observateur indépendant
Dr Condé a souligné que l’ONASUR n’a pas vocation à se substituer aux autorités électorales, mais à « suivre, évaluer et analyser » le processus référendaire, de l’ouverture du scrutin jusqu’à la proclamation des résultats.
Ses missions principales sont :
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Observation : surveiller chaque étape du vote, évaluer la régularité du processus et en analyser le déroulement.
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Supervision : détecter d’éventuelles irrégularités, vérifier l’équité, la transparence et la légalité, puis publier des rapports détaillés.
« Nous ne sommes pas là pour juger les opérations techniques, mais pour évaluer le cadre global dans lequel le vote se déroule et en rendre compte aux citoyens », a précisé le président.
Un dispositif national et international
Malgré une installation tardive, l’ONASUR assure être prêt. Soixante-dix-neuf observateurs nationaux ont été déployés dans les 33 préfectures, les 33 communes urbaines et dans la capitale. Un logiciel numérique permettra de centraliser en temps réel les informations recueillies sur le terrain.
À l’étranger, les 34 ambassades où votent les Guinéens de la diaspora sont intégrées au dispositif. Une réunion virtuelle dans la nuit du 20 au 21 septembre finalisera les modalités de supervision en collaboration avec les missions diplomatiques et la société civile locale.
Un engagement solennel
La veille, les onze hauts cadres appelés à diriger l’ONASUR ont prêté serment devant la Cour suprême. « Chaque citoyen a une opinion, mais ce qui importe, c’est la capacité à faire primer l’intérêt général dans le respect du serment », a insisté Dr Condé.
Concluant son intervention, il a rappelé l’enjeu historique du scrutin : « Le vote de demain marque une nouvelle phase de notre vie nationale : la fin de la transition et le retour à l’ordre constitutionnel tant attendu. »
Aïssata SYLLA



