La Direction générale des élections (DGE) a organisé, ce vendredi 24 octobre 2025, une rencontre de concertation inclusive avec les partis politiques, les organisations de la société civile, les associations de presse ainsi que les partenaires techniques et financiers. L’objectif de cette réunion, tenue dans un hôtel de Conakry, était de faire le point sur les préparatifs de l’élection présidentielle prévue le 28 décembre 2025.
Un cadre d’échanges pour renforcer la transparence
Ouvrant la rencontre, la directrice générale des élections, Madame Touré Djenab Camara, a rappelé que cette réunion s’inscrit dans la continuité du Cadre Inter-Parties (CIP), mais qu’il s’agit du premier du genre consacré à la présidentielle.
« Les précédents CIP concernaient le référendum, désormais derrière nous. Le décret fixant la date du 28 décembre marque une étape clé dans le retour à l’ordre constitutionnel », a-t-elle déclaré.
Le cadre juridique et les préparatifs bien avancés
La DGE a dressé un état d’avancement détaillé des travaux. Selon Mme Touré, le cadre juridique du scrutin est quasiment finalisé. La caution présidentielle a été fixée à 900 millions de francs guinéens, tandis que le plafond des dépenses de campagne est établi à 40 milliards GNF.
Les commissions de réception et de validation des parrainages ont achevé leurs travaux, et le dépôt des dossiers de candidature à la Cour suprême, qui exerce temporairement les fonctions de Cour constitutionnelle, prendra fin le 3 novembre à 23h59. Le tirage au sort pour le positionnement des candidats sur le bulletin unique aura lieu après la publication des listes définitives.
Logistique et formation : la DGE se dit prête
Sur le plan logistique, la DGE a annoncé la fin du ramassage du matériel réutilisable, évitant ainsi toute commande d’isoloirs ou de kits de vote. Les commandes complémentaires concernent uniquement les bulletins, procès-verbaux et documents sensibles, dont la distribution est prévue au plus tard le 25 décembre.
La formation de plus de 118 000 membres de bureaux de vote débutera le 15 novembre, selon un système en cascade, afin de garantir la maîtrise des procédures et la transparence du scrutin.
Observateurs et régulation médiatique
Un comité d’accréditation des observateurs nationaux et internationaux sera mis en place dès la semaine prochaine. Ces observateurs bénéficieront d’une session de briefing avant leur déploiement sur le terrain.
De son côté, la Haute Autorité de la Communication (HAC) assurera la régulation des médias et le suivi des temps d’antenne durant la campagne électorale de 30 jours.
Vers un scrutin crédible et apaisé
Mme Touré Djenab Camara a précisé que la compilation des résultats débutera immédiatement après la fermeture des bureaux de vote le 28 décembre.
« Nous ferons tout pour que les résultats provisoires soient proclamés dans les 48 heures suivant le scrutin », a-t-elle indiqué.
En cas de second tour, celui-ci se tiendra le 1er février 2026, conformément aux dispositions du Code électoral.
En conclusion, la directrice de la DGE a salué les progrès réalisés et réaffirmé la volonté de son institution d’organiser un scrutin transparent et crédible.
« Le matériel est prêt, les équipes sont mobilisées et le chronogramme est respecté. Le défi reste la gestion des documents sensibles, mais tout est mis en œuvre pour garantir un scrutin apaisé et conforme aux standards démocratiques », a-t-elle souligné.
— Aïssata SYLLA





