La transition politique en Guinée a connu, ce mardi, un tournant décisif avec la clôture officielle du contentieux électoral. À l’issue d’une audience solennelle, la Cour suprême a validé les résultats définitifs de l’élection présidentielle du 28 décembre, consacrant l’investiture de Mamadi Doumbouya pour un mandat de sept ans.
Après un examen approfondi des procès-verbaux et des observations transmises par l’administration électorale, la plus haute juridiction du pays a confirmé la régularité et la cohérence des chiffres communiqués par la Direction générale des élections (DGE). Le taux de participation a été fixé à 82 %, reflétant une mobilisation significative des électeurs à l’échelle nationale.
Selon les résultats définitifs, le candidat indépendant Mamadi Doumbouya s’est imposé dès le premier tour avec plus de 4,5 millions de voix, représentant 86,72 % des suffrages exprimés. Une victoire nette qui consacre son accession à la magistrature suprême à l’issue du processus électoral.
Le scrutin a toutefois été brièvement marqué par un recours introduit par le candidat arrivé en deuxième position, Abdoulaye Yero Baldé. Cette contestation n’a cependant pas abouti, son auteur ayant retiré sa requête dès le lendemain de son dépôt. Ce désistement a permis à la Cour suprême de constater l’absence d’irrégularités susceptibles de remettre en cause la sincérité du vote et de valider les résultats sans modification.
Avec cette décision, la page électorale se referme définitivement. L’attention se porte désormais sur la mise en place des nouvelles équipes dirigeantes et sur les grandes orientations politiques, économiques et sociales qui définiront les priorités nationales au cours des sept prochaines années.
Aïssata SYLLA



