Une macabre découverte a été faite dans la matinée de ce dimanche 11 janvier 2026 à Conakry. Le corps sans vie d’un jeune homme non identifié a été retrouvé dans les ordures du grand caniveau séparant les quartiers Bonfi et Dabondy, suscitant émoi et interrogations au sein des riverains.
Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, la victime souffrirait de troubles mentaux. Informé de la situation, le chef de quartier de Dabondy 1, Alseny Koma, s’est rendu sur les lieux pour constater les faits.
« Nous sommes à la limite entre Bonfi et Dabondy. J’ai été appelé pour signaler la découverte d’un cadavre. À mon arrivée, j’ai effectivement constaté que le corps se trouvait entre les deux quartiers. Pour le moment, le défunt n’a pas été identifié. Il faudra d’abord procéder à son identification », a-t-il déclaré.
Le chef de quartier évoque également des hypothèses sur l’identité de la victime, tout en restant prudent :
« Personnellement, je pense qu’il pourrait s’agir d’un Léonais, car ce sont souvent eux qui viennent déposer ou ramasser des ordures et des plastiques dans cette zone. Il y a quelques jours encore, j’ai dû chasser trois personnes qui semblaient être des Léonais drogués », a-t-il ajouté.
Concernant la suite de la procédure, Alseny Koma indique que les autorités ont autorisé l’inhumation du corps :
« Pour l’instant, la police nous a mis le corps à disposition pour l’enterrement. Il sera conduit à la mosquée pour le lavage rituel avant son inhumation. On voit souvent ici des personnes souffrant de troubles mentaux, certaines droguées ou désorientées, qui viennent fouiller les déchets pour survivre », a-t-il précisé.
De son côté, le directeur de la police scientifique, le commissaire Mohamed N’Diaye, a confirmé que l’enquête se poursuit :
« Les résultats de l’autopsie ne sont pas encore disponibles. Ils permettront de déterminer la cause exacte du décès. Toutefois, les premiers constats indiquent que le corps a été jeté dans le caniveau et que la mort ne serait pas survenue sur les lieux », a-t-il affirmé.
Aïssata SYLLA




