Le 22 janvier 2026, la Direction générale des élections (DGE) et l’Office national de l’état civil et de l’identification (ONECI) ont signé une convention de collaboration visant à renforcer la fiabilité du système d’identification des électeurs et à garantir la transparence du processus électoral. La cérémonie, qui s’est déroulée dans les locaux de la DGE, a réuni les dirigeants des deux institutions autour de ce partenariat stratégique.
Cette convention établit un cadre formel de coopération technique et d’échange d’informations entre la DGE et l’ONECI, dans le but de garantir la mise à jour régulière et sécurisée du fichier électoral. En exploitant les données issues du Registre national des personnes physiques, cet accord vise à créer un fichier biométrique fiable et constamment actualisé.
Lors de son allocution, Djenab Touré, directrice générale des élections, a mis en lumière la portée essentielle de cette collaboration. Elle a souligné qu’il ne s’agissait pas d’une simple formalité administrative, mais d’une avancée majeure dans la consolidation du système électoral et de la gouvernance publique, notamment en matière d’identification des citoyens. « Cette convention définit un cadre structuré et pérenne de coopération entre les deux institutions, afin de garantir la fiabilité et l’actualisation des listes électorales biométriques. Elle fait du registre national la source exclusive et officielle des données d’identification des électeurs », a-t-elle déclaré.
Mme Touré a également précisé que cet accord s’inscrit dans la dynamique de modernisation des outils électoraux prévue par le Code électoral. L’objectif est d’assurer la sécurité des données, d’éviter les duplications et d’optimiser l’utilisation des ressources publiques. Elle a ajouté que ce partenariat contribuera à renforcer l’égalité des citoyens devant le droit de vote et à accroître la confiance du public dans les institutions électorales.
Pour sa part, Kémoko Dioubaté, directeur général de l’ONECI, a souligné l’importance de la poursuite du recensement biométrique dans les centres d’état civil. Il a rappelé que ce processus garantit une identité juridique unique et fiable pour chaque citoyen, tout en limitant les risques de fraude et d’erreurs d’identification.
Selon M. Dioubaté, un système biométrique à jour est non seulement essentiel pour l’organisation des élections, mais également pour l’accès des citoyens à leurs droits fondamentaux, la sécurité nationale et l’amélioration des politiques publiques grâce à des données démographiques précises. « La continuité du recensement permet aussi une délivrance sécurisée des documents officiels et favorise l’inclusion sociale, en particulier dans les zones rurales ou isolées », a-t-il précisé.
En conclusion, M. Dioubaté a exprimé sa gratitude envers le président de la République, le général Mamadi Doumbouya, ainsi qu’au ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, pour leur soutien indéfectible au renforcement de l’état civil et de la gouvernance publique en Guinée.
Aïssata SYLLA



