La nouvelle ministre de la Femme, de la Famille et des Solidarités, Patricia Adeline Lamah, a été officiellement installée dans ses fonctions ce mercredi 4 février 2026, à l’issue d’une cérémonie de passation de service présidée par le ministre secrétaire général du gouvernement.
L’événement s’est tenu en présence de la ministre sortante, Charlotte Daffé, de plusieurs membres du gouvernement, ainsi que des cadres et agents du département.
Dans un discours empreint de solennité et d’émotion, Patricia Adeline Lamah a exprimé sa gratitude aux plus hautes autorités de l’État pour la confiance placée en elle. Elle a notamment remercié le Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, soulignant mesurer pleinement « le sens et la portée de cette confiance dans un moment important de notre histoire institutionnelle ».
La nouvelle ministre a également salué l’orientation imprimée à l’action gouvernementale par le Premier ministre, Amadou Oury Bah, affirmant s’inscrire dans « une dynamique d’action publique qui avance, qui écoute et qui transforme ».
Rendant un hommage appuyé à sa prédécesseure, Charlotte Daffé, qu’elle a qualifiée de « grande sœur », Patricia Adeline Lamah a tenu à reconnaître le travail accompli au cours du mandat précédent. « Je reçois aujourd’hui ce relais avec humilité et respect, consciente que l’État est une continuité et que notre devoir est d’aller plus loin, ensemble », a-t-elle déclaré.
Au cœur de son intervention, la ministre a insisté sur la vocation profondément humaine de son département. Selon elle, le ministère de la Femme, de la Famille et des Solidarités dépasse le cadre administratif pour incarner une responsabilité sociale essentielle, au service des femmes, des familles et des personnes vulnérables, souvent peu audibles mais nécessitant une présence efficace et opportune de l’État.
Parmi les priorités annoncées, l’autonomisation des femmes occupe une place centrale. Patricia Adeline Lamah a affirmé que cette ambition constitue « une exigence de justice, une condition de stabilité et un levier de développement », promettant la mise en œuvre de programmes concrets, mesurables et ancrés dans les réalités du terrain.
La nouvelle ministre a par ailleurs appelé à l’engagement collectif des cadres et agents du ministère, soulignant l’importance de la cohésion et de l’efficacité dans l’action publique. Elle a mis en avant le rôle stratégique du Secrétaire général et du cabinet dans la coordination et le suivi des politiques sectorielles.
Aïssata SYLLA



