Mme Kaïté Sall a été officiellement installée, ce mercredi 4 février 2026, dans ses fonctions de ministre de la Santé et de l’Hygiène publique. La cérémonie s’est tenue quelques heures après l’installation du nouveau ministre de la Justice, sous la présidence du ministre secrétaire général du gouvernement. Il s’agit d’un retour à la tête d’un département stratégique que la ministre connaît bien, pour y avoir exercé durant quatre années.
Dans son allocution, Kaïté Sall a exprimé sa reconnaissance divine avant de mesurer l’ampleur de la mission qui lui est confiée. Elle a souligné la responsabilité majeure qui accompagne ce nouveau mandat, mais aussi les attentes fortes des populations en matière d’accès universel et équitable aux soins de santé.
Revenant sur les avancées enregistrées ces dernières années, la ministre a rappelé que les réformes engagées avaient pour objectif principal de restaurer la confiance entre les citoyens et le système de santé. Elle a insisté sur la nécessité de consolider ces acquis à travers une gouvernance sanitaire renforcée, une gestion transparente des ressources et une meilleure efficacité des politiques publiques.
Parmi les priorités annoncées figurent la poursuite des grands projets d’infrastructures sanitaires, notamment la construction d’hôpitaux régionaux à vocation universitaire, ainsi que l’aboutissement de réformes structurantes. Celles-ci concernent, entre autres, l’adoption du statut particulier des agents de santé, l’actualisation du code de la santé publique, la finalisation de la carte sanitaire nationale et la révision des tarifs de soins. Kaïté Sall a réaffirmé que l’action du ministère sera guidée par des piliers clairs : la prévention, la détection, la riposte et l’éradication des maladies transmissibles, non transmissibles et tropicales négligées, en cohérence avec les Objectifs de développement durable.
Consciente des contraintes budgétaires, la ministre a mis l’accent sur la rigueur dans la gestion des finances publiques. Elle a promis une transparence totale dans l’utilisation des ressources, le respect des engagements pris avec les partenaires techniques et financiers, ainsi que le recours à des mécanismes innovants de financement pour renforcer la souveraineté sanitaire du pays. Elle a notamment plaidé pour des stratégies à fort impact et pour le développement du financement basé sur les résultats, afin d’améliorer concrètement les conditions de vie des populations.
L’action du ministère s’inscrira dans la vision du chef de l’État et dans le cadre du programme Simandou 2040, dont le pilier dédié à la santé et au bien-être fait du capital humain une priorité nationale. À ce titre, Kaïté Sall entend renforcer la prévention, garantir un accès équitable aux soins sur l’ensemble du territoire et accélérer la mise en œuvre de la couverture sanitaire universelle, avec une attention particulière portée aux femmes, aux enfants et aux couches les plus vulnérables.
Aïssata Sylla



